Nulla dies sine linea
De vérification en imprécation, nous traversons la frontière à Woburn. J'aime ce petit poste tranquille. Le Maine forestier nous ouvre ses portes. On le néglige trop souvent, tant les homards captent l'attention nationale et internationale. Nous aurons l'occasion d'y repenser, la bouche pleine. En attendant, attention aux élans. Ces bois leur conviennent parfaitement... je veux parler de la forêt qui nous entoure. La rencontre avec un élan peut être majestueuse, ou simplement tueuse si leurs centaines de kilos se retrouvent sur votre capot, à hauteur d'un pare-brise qui ne résistera pas au choc. On a déjà vu le résultat avec les chevreuils de nos régions. Multiplions par un bon coefficient, ajoutons le fait qu'ils peuvent charger un véhicule qui les dérange, et qu'en pleine nuit, ils ne regardent pas les phares, ce qui empêche de repérer la phosphorescence des yeux.


Mais ces considérations semi-poétiques n'influencent en rien le comportement de nos batteries récalcitrantes. Nous prenons la décision d'infléchir notre course à la mer et de trouver un réparateur. Le seul problème étant... de trouver un mécanicien, qui s'occupe d'électricité, mais pas seulement de celle du moteur, qui soit ouvert, dont le spécialiste électrique n'ait pas pris sa journée de congé, or justement..., qui ait le temps, qui s'occupe de Volkswagen, mais qui tout en étant un concessionnaire de la marque, ne soit pas restreint à la partie motrice du camping car. Bien entendu il faut chaque fois prodiguer une longue explication avant d'entendre le fameux "sorry...". L'avantage est que nous progressons en anglais technique.
D'atelier en "RV dealer" (marchand de véhicules de loisir) nous arrivons à Auburn. C'est vendredi, 16h45. On tente? On tente...
Gary, le responsable, n'a pas les deux pieds dans le même sabot. Il met immédiatement deux ouvriers sur le coup. Mais à 18h, chou blanc. Que faire? Prendre rendez-vous pour le lundi suivant. Alors...
... la suite au prochain numéro.