Nulla dies sine linea
J'emprunte cette citation à Hélie de Saint-Marc, dans les Sentinelles du soir aux éditions Arènes (1999). Indépendamment de sa morale profonde, je reviendrai un jour sur le sens de la beauté chez les guerriers, quitte à faire grincer d'autres dents que celles des enfants.
Mais aujourd'hui, je veux amener une autre réflexion: Internet modifie notre approche du monde de l'écrit. Son apparente facilité d'usage est un artifice qui ne doit en aucun cas induire une fausse facilité de l'écrit. Cela est la part de l'auteur. Mais Internet majore bien plus la part du lecteur. Celui-ci, non encore dégagé des habitudes distantes du papier, n'a pas pris toute la mesure de son devoir et de son pouvoir de réponse. Il hésite à saisir les outils qui lui sont fournis, spécifiquement sur un blog comme celui-ci:
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Les enfants dont parle Hélie de Saint-Marc dépassent le cadre de notre petite famille. Ces enfants symboliques sont tous ceux qui posent à haute voix les grandes questions du monde: "pourquoi? Pour quoi?" et qui, découvrant un texte, veulent y ajouter leur grain de sel.
Un brin de vanité d'auteur parcourt cet article, à moins que ce ne soit une petite bouteille à la mer...