Nulla dies sine linea

Rockland serait-elle une ville hantée? C'était à voir. L'apparition des Ladies of the lake prévue en ce trois juillet au Rock City Books and Coffee pouvait tenter quelque Lancelot de passage. J'y fus. Le lieu est attrayant, dépaysant. Livres et boissons font bon ménage. On peut déambuler dans le petit dédale des rayonnages, s'attarder au bar, ou revenir en devanture, et, assis au spectacle de la rue, savourer boisson ou lecture de son choix. Ce soir, à l'heure de la musique celtique, je voulus ajouter la touche festive d'une bière, de préférence irlandaise. J'avais oublié un détail: pas d'alcool en ces lieux. Un chocolat chaud ferait l'affaire, une bonne place devant l'estrade, et ...
... les voici: quatre sourires, quatre pétillements de malice dans le manège des instruments que l'on met en place, des accords que l'on reprend, des réglages de la sonorisation. Et la musique prend les cœurs. Elles chantent et s'accompagnent avec guitares, harpe, flûtes, violon, accordéon, bodhran. Brune, blondes et rousse mènent à un enchantement que nulle bière n'aurait offert. La musique celtique est leur vie. Elle sonne dans le Maine, mais elle résonne aussi des vieux fonds irlandais et écossais dont elles sont héritières. Les dames nous plongent dans la nostalgie d'un pays lointain, la légèreté d'une ballade, la douceur d'une berceuse, ou la gaité d'une danse, et toujours, la grâce illumine leurs visages. Elles sont plus belles que belles, elles touchent à la beauté et nous la transmettent.
Oui, il y a des apparitions à Rockland, heureusement.
Et il y a aussi un disque pour en conserver quelques traces:
Follow me down
www.ladiesofthelakemusic.com