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Nulla dies sine linea

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SAAQ

 

Petite parenthèse pratique : parler de la SAAQ, Société de l’assurance automobile du Québec, c’est, bien évidemment parler d’assurance automobile. Parler d’accord, mais pour en dire quoi ? Le plus simplement du monde : qu’il est quasiment impossible d’assurer une voiture achetée d’occasion au Québec si l’on n’est pas résident. L’acheter, pas de problème. L’assurer, non !

 

Malgré son nom, la SAAQ n’offre pas d’assurance au sens où nous l’entendons en France : c’est fondamentalement le bureau où sont enregistrées les voitures, « plaquées » comme on dit ici.

 

Mais l’assurer contre les autres risques... bonne chance ! On a beau se tourner de tous les côtés, interroger toutes les compagnies d’assurances, y compris les plus socialement implantées, tenter de trouver la bonne piste dans le maquis légal : peine perdue.

 

Certes les bonnes volontés ne manquent pas. Il suffit de téléphoner au bureau de l’assurance, organisme légal : on vous assure qu’il est interdit d’empêcher quiconque d’assurer sa voiture, et qu’on vous soutiendra pour faire un procès.

 

Je laisse cette solution aux amateurs de procédures. J’abandonne également l’idée de circuler sans assurance, et comme je ne souhaite pas dépenser une fortune en location, reste la troisième solution : faire mettre sa voiture au nom d’un résident québécois de confiance.

 

Il est peu probable que la situation ait changé ces derniers jours. L’urgence n’a pas dû sauter aux yeux des responsables locaux. C’était déjà le cas il y a seize ans. J’avais dû passer par l’intermédiaire de la bonne amie d’un marchand de voitures qui avait consenti à vendre une assurance, mais pour un an seulement, non renouvelable. Donc, ce conseil reste valable.

 

Il est possible que la location longue durée d’une voiture neuve (leasing) permette de débloquer la situation. Cela reste à essayer, à condition de changer de budget, car trouver un fourgon 4x4 habitable tient de la gageure. Aussi bizarre que cela paraisse, c’est un oiseau très rare et plus que cher, ce qui explique l'admiration générale pour le chum qui est un syncro.

 

La solution la moins onéreuse reste l’achat d’un pick-up 4x4 sur lequel on monte une cellule amovible. Chacun choisira en fonction de ses besoins.

 

Mais ne restons pas sur la mauvaise impression d’un blocage administratif. Une fois le véhicule « plaqué » à la SAAQ, il est possible de le « déplaquer » jusqu’à la prochaine utilisation, ce qui évite des frais d’enregistrements annuels.

 

Rien n’est parfait, rien n’est totalement imparfait.Nous prenons la route.

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