Nulla dies sine linea
Non, nous n'avons pas rejoint la verte Erin, mais une ville homonyme, dont on peut facilement deviner la provenance de certains citoyens. Et à propos d'homonymie, n'oublions pas le Belfast (ou plutôt "la" Belfast, comme disent les anglophones) un bateau à vapeur surnommé "La Grande blanche" qui fit la traversée de nuit vers Boston, de 1910 à 1935. Sa sirène était impressionnante, raconte-t-on. Nous parlons de sa façon de s'annoncer, et non de la belle Carrie Greenlaw, élue plus jolie fille de la ville qui le (la) baptisa d'une bouteille de champagne. Espérons qu'elle eut droit à un coupe en cette occasion.
La ville a connu un certain déclin qu'elle a su compenser en offrant aux touristes routiers ou marins sa belle architecture aux frontons attrayants: un petit voyage dans le passé qui en séduit plus d'un. Nous en faisons partie.
La bibliothèque mérite aussi une visite, car elle donne l'occasion d'entrer dans une atmosphère de vieille demeure cossue. On y retrouve la grande table et les fauteuils ancien style; un immense piano attend peut-être qu'une jeune fille en robe longue vienne y faire ses gammes, sous le regard sévère des portraits de famille. Il ne nous a pas été permis de nous en assurer, mais la nuit, qui sait...?
Belfast est une autre étape pour les homards. Je veux dire, pour ceux qui atterrissent dans notre assiette. Mais quelle ville, quel village du Maine échapperait à ce qualificatif? Enfin, si Sherlock Holmes consultait ces lignes, il nous aurait assez vite retrouvés.
Belfast... la saveur des petites villes américaines. Le passé retrouvé... un cadeau au présent.
Mais, la suite au prochain numéro...