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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 09:35

 

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Non, ce n'est pas un message météo, mais une double satisfaction éditoriale : Lettropolis s'enorgueillit d'accueillir dans son catalogue :

 

Brumes corses

de Claude FERRIEUX

 

LE ROMAN

 

Ce roman fait partie de notre sous-lieu intitulé boulevard du Crime. C'est donc, au sens large, un « policier ». Mais l'auteur ne laisse pas aller l'histoire aux facilités des coups et blessures en tous genres, aux ruissellements sanguins et autres conséquences corporelles désagréables. Au contraire, il nous offre un début comme nous nous en souhaitons tous en période de vacances, sur les quais du Vieux Port, à Bastia, profitant d'un belle soirée, lors de l'arrivée d'un imposant yacht.

Tout serait pour le plus simple et le mieux dans le meilleur des mondes corses, si quelques éléments incongrus ne se démasquaient. N'allons pas plus loin. Il est temps pour le héros de cette aventure de faire connaissance avec les deux couples de « plaisanciers » et de leur offrir, à sa façon, le meilleur de l'hospitalité corse, non sans quelques arrière-pensées qui... mais il est temps que vous preniez la main et lisiez la suite.

 

LA COMPLICITÉ   ÉDITORIALE


Une double satisfaction éditoriale, disais-je. En effet, Lettropolis propose Brumes corses en OLNI (version numérique) comme d'habitude, mais également en version livre-papier, par l'intermédiaire des éditions Scalea. Une icône en forme de livre sous la version OLNI, et une autre en forme d''ordinateur sous la version livre vous l'annoncent. Ainsi, les lecteurs intéressés auront le choix.

 

Cette avancée éditoriale s'intègre dans notre pensée maintes fois expliquée :

  • Bien que Lettropolis s'investisse dans le numérique, le papier et le numérique n'y sont pas en conflit mais en complément.

  • Les auteurs acceptés sont valorisés car leurs textes sont pris par choix éditorial indépendant, et non comme une simple stratégie commerciale d'investissement du marché.

  • Contrairement à bien d'autres, nous ne trompons ni nos auteurs ni nos lecteurs sur les prix : nos OLNIs s'en tiennent à un pourcentage du prix du papier variant entre le tiers et la moitié. Que ceux qui ne nous croient pas fassent un tour chez de « grands » éditeurs, calculent la différence... et tâchent d'en comprendre le « pourquoi ».

 

MAIS REVENONS À LA LECTURE 

 

Les Brumes corses vous attendent, et nous vous parions une bonne tranche de figatelli quecette lecture, en OLNI ou en livre-papier, vous amènera à mieux comprendre, et à aimer notre île de beauté.

 

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  Olni numérique 4,85 €

 

  Livre-papier (éditions Scalea)

  13,30 € (déduction de 5% faite, frais de port en sus)

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 15:28

 

 

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Il vous reste jusqu'au 19 février pour parcourir l'exposition sur Casanova qui se tient à la bibliothèque parisienne François Mitterrand. Il vous reste... un certain temps pour vous lancer dans les quelque 3700 pages du manucrit de Casanova qui a pour titre Histoire de ma vie. Il est possible que vous ne puissiez en profiter.

 

Mais même si vous le pouvez, si vous voulez néanmoins connaître vraiment ce personnage extravagant, séduisant – vous le saviez sans doute – joueur, fripon, galant, espion, créateur de la loterie royale, gastronome, fin connaisseur des cours européennes... et de diverses arrière-cours, et de surcroît, excellent écrivain, si encore la pesanteur d'un travail d'historien compassé vous rebute, si vous préférez un conteur délicat, qui vous guide de citations en anecdotes, d'un coup de patte adroit, teinté d'un brin d'espièglerie, qui vous fait rêver, et qui, l'air de rien, vous offre d'accompagner le héros vénitien dans ses folles cascades, alors... alors... le Casanova de Daniel des Brosses est l'ouvrage que vous devez – oui que vous devez – lire.

 

Casanova, le diable amoureux, le dieu du verbe, pour reprendre le sous-titre de l'auteur, et pour vous mettre l'eau à la bouche.

 

Lettropolis vous le présente depuis aujourd'hui. Mais attention, une fois les premières lignes dégustées, vous en redemanderez... et vous ne le regretterez pas.

 

Avanti !

Couverture-copie-9

 

Un Olni de Lettropolis

494 pages, 4,85 €

 

 

 

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition de livres numériques appelés OLNIs®

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:08

 

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Le poète Daniel Ancelet, dont j'ai déjà montré en ce blog matière à belle appréciation, donnera sous l'égide de l'Académie de la poésie française, une conférence sur Toulet



le mercredi 8 février à15h30

au François Coppée,

1 bd du Montparnasse,

75006 Paris,

métro DUROC



Gageons qu'il y sera question de rimes et contrerimes, puisque Paul-Jean Toulet fut le chantre de cette fantaisie si spéciale en poésie.



Alors, pour vous mettre en appétit de beauté, relisez la tendre romance sans musique (ainsi s'intitule cette section de Contrerimes) qui nous revient en mémoire :



Dans Arles, où sont les Alyscamps,

Quand l' ombre est rouge, sous les roses,

Et clair le temps,

 

Prends garde à la douceur des choses,

Lorsque tu sens battre sans cause

Ton cœur trop lourd ;

 

Et que se taisent les colombes :

Parle tout bas, si c' est d' amour,

Au bord des tombes.

 

 

Mais aussi sous d'autres couleurs :

 

Dessous le flamboyant qui couvre l'herbe nue

D'un dôme violet, où je vous vois encor

Fraîche comme l'eau vive en un brûlant décor,

Jeanne aux yeux ténébreux, qu'êtes-vous devenue ?


 

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition de livres numériques appelés OLNIs®

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 07:11

 

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Dans Lettropolis, notre rubrique « l'amitié des liens » vient de s'enrichir. Il vous suffira de vous diriger vers La Porte des poètes, dont le logo vous deviendra vite familier.

 

En cliquant dessus, vous atteindrez un lieu de poésie, où beaucoup de choses se passent – je veux dire où beaucoup de rêves s'échangent – et dont le maître artisan est Luis del Rio Donoso.

Retenez bien son nom, c'est un poète que l'Amérique du Sud nous a donné, à travers les ordalies de son pays, le Chili. Il est des épreuves qu'il faut savoir remercier, si dur soit leur passage.



Il est des vers qu'il faut oser inclure dans ses mémoires, par exemple, ceux-ci, extraits de « L'Inititation, » du recueil Le Tailleur de rêves :



Mes yeux regardent les ténèbres,

Dans l'eau turbulente du fleuve humain.

Suis-je l'aveugle du Christ ?

Le regard est l'histoire d'une sensation



Me souvenant des yeux d'Icare

Je vole et vole encore

Me poser en la fontaine

De l'éternelle sagesse



Au-delà de la mort

Brille la vie dans la lumière du temple.

 

Je disais donc, retenez bien son nom, vous le reverrez en nos pages.

Un peu de patience... et beaucoup de bonnes surprises.



Avec les compliments de Lettropolis : l’édition de livres numériques appelés OLNIs®

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 08:33

 

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Lettropolis en rugit de plaisir 

:  

Les Griffes du lion, de Georges CLÉMENT

apparaissent à notre catalogue.

 

Ce roman porte autant de nostalgie que d'espoir, en même temps qu'un regard lucide sur les grandes transformations civilisationnelles qui modelèrent les relations humaines entre la France et l'Afrique du Nord aux XIXeet XXesiècles.



Le lion, c'est Mansour, le dernier de son espèce à rôder dans la campagne d'Oran, et ce n'est pas un vain symbole pour cette ville dont le nom même évoque l'animal, dont la mairie s'orne de deux lions de bronze, et dont une montagne proche porte le nom.



Quelle sera sa fin ? – puisque même le roi des animaux doit subir la loi de la vie – c'est toute l'histoire. Mais pour en arriver là, des hommes et des femmes aiment, combattent, font assaut de courage, de dignité, dans les tourbillons de l'histoire et les drames qui les atteignent. Une foule de « petits héros » dont la grande Histoire se moque, alors qu'elle n'existerait pas sans eux, peuple ce roman. Nous y retrouverons en saga trois familles, dont certains personnages ont animé le roman précédent ( Un Zouave place Pigalle).



Sur cette terre de contrastes que fut l'Algérie, voici qu'apparaît un nouveau protagoniste, ce Bernard Giret, républicain acharné à imposer un progrès mal toléré par certains, à bousculer le temps, et finalement envoûté au point de jouer sa vie à la dernière chasse au lion.



Nul ne sait si « la misère serait moins pénible au soleil », mais les drames y sont plus éclatants, comme portés par des forces mystiques, qui magnifient les Hommes. Ce roman nous en apporte une peinture lumineuse. Mieux encore, il montre, contrairement à des clichés trop communs, que les personnages féminins – et ceci ne vaut pas que pour l'écriture – sont animés de forces qui transmettent la vie, non seulement par la commune naissance, mais par la naissance plus rare de la fierté, de la force, du courage.



Faut-il garder en soi l'esprit du lion, sa noblesse, ses griffes, dans un monde où les bêlements sont trop nombreux ? C'est tout le message des Griffes du lion de Georges Clément surLettropolis.



Couverture-copie-7

440 pages, 7,85 €

 

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition de livres numériques appelés OLNIs®

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 13:03

 

L'article d'hier était long, peut-être aride pour certains, mais nécessaire. Le temps passé à le rédiger, à le lire, peut passer pour perdu... et je ne doute pas qu'il le soit pour... combien ? Effectivement l'abord philosophique nécessite une habituation, mais accessible à chacun une fois que le pli est pris.


Donc, la nécessité persiste, et les mêmes qui nous reprocheraient la longueur seraient les premiers à nous reprocher de ne pas avoir exposé – une fois de plus – la politique éditoriale de Lettropolis.


Alors, sans changer de sujet, passons à un autre point de vue : celui de la loi. Remettons en mémoire les ...

 

Apports de la loi du 27 mai 2008 en matière de discrimination

 

La nouvelle loi transpose cinq directives européennes communautaires relatives à l'égalité de traitement. Elle répond aux procédures de manquement engagées par la commission européenne contre la France pour ne pas avoir transposé ces textes dans les délais impartis.

Elle complète la transposition en droit français de la directive 2000-43 sur l'égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race, d'origine ethnique, et la directive 2000-73 sur l'égalité entre les hommes et femmes concernant l'accès à l'emploi, la formation, la promotion professionnelle et les conditions de travail.

La nouvelle loi définit les notions de discrimination directe et indirecte ainsi que l'ordre de pratiquer une discrimination et précise la notion de harcèlement.

 

La discrimination directe

La loi du 27 mai 2008 définit la discrimination directe comme la situation dans laquelle, « sur le fondement de son appartenance ou de sa non appartenance (vraie ou supposée) à une ethnie, à une race ou à une religion, ses convictions, son âge, son handicap, son orientation sexuelle ou son sexe, une personne est traitée de manière moins favorable qu'une autre ne l'est, ne l'a été ou ne l'aura été dans une situation comparable ».

La discrimination indirecte

Constitue une discrimination indirecte, une disposition, un critère ou une pratique neutre en apparence mais susceptible d'entraîner, pour l'un des motifs précités, un désavantage particulier pour des personnes par rapport à d'autres personnes, à moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique ne soit objectivement justifié par un but légitime et que les moyens pour réaliser ce but ne soient nécessaires et appropriés.



Alors ? Alors ? Lettropolis applique et attend que la réciproque lui soit appliquée. Simplement.



Avec les compliments de Lettropolis : l’édition de livres numériques appelés OLNIs®

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 17:53

 

 

Un préambule éditorial


Lettropolis édite des textes. Sa charte éthique le précise suffisamment : primauté à la qualité. « Le texte d'abord » fait partie de nos préoccupations quotidiennes, tant de fois répétées. Ce « bon texte », nous l'éditerions, viendrait-il d'un saint reconnu ou du pire des larrons, d'un obscur autodidacte ou d'un professeur émérite, d'un clochard à la dérive ou d'un milliardaire poussé à d'autres dérives, peut-être pires, et de tant d'autres...



Or il peut arriver que certaines personnes développent envers l'un ou l'autre de nos intervenants des réactions de rejet, qu'elles transfèrent immédiatement sur Lettropolis, allant jusqu'à en refuser ou rejeter le moindre contact.



Déranger est un enjeu de belle taille


Oui, Lettropolis dérange certains... et tant mieux, pourrait-on dire, car un monde qui imposerait un consensus pathologiquement généralisé ne mènerait qu'à sa perte : soit par évanescence, soit par dictature.



Oui, Lettropolis a pu susciter – et suscitera encore – des réactions, qui, pour désagréables qu'elles soient, deviennent compréhensibles à condition d'en poser clairement les tenants et les aboutissants, c'est-à-dire la structure et les implications.



   Quelles  limites  ? Quelle méthode ?


À ce stade, deux remarques sont nécessaires :

  • il ne s'agit nullement ici de psychologie d'un personnage, avec ses émotions, ses forces et ses faiblesses, mais bien d'une structure de fonctionnement. Dit en termes plus mécaniques : la possession d'une deux-chevaux – ou d'une Ferrari – ne préjuge d'aucune qualité de conducteur, ni crainte, ni agressivité. Mais la conduite systématique à contre-sens pose des questions qui impactent le sens profond des relations entre l'humain et la société.

  • Le raisonnement sera inductif, et non déductif. En termes plus simples : ne partant pas d'un idéal pour construire un monde tout aussi idéal, mais à l'inverse, posant les conséquences immédiates de faits observables.



L'homme doit-il être réduit ?



Préjuger de la valeur d'un écrit à partir de la sympathie (ou de l'antipathie) que l'on développe pour son auteur, expose au double danger de l'accepter par sympathie, ou le rejeter pour des raisons inverses.

C'est le premier danger, celui qui nie le texte (accepté ou non)... mais non le seul, car, agir ainsi nierait également l'auteur, par une série de relations d'équivalences dont aucune n'est complète ni réversible.

En effet, si l'écrit ne peut être complètement détaché de son auteur, il ne lui est pas pour autant superposable en tous points. Affirmer l'égalité absolue de ces superpositions reviendrait à identifier l'homme à partir d'un texte, si minime soit-il, et l'on connait la phrase fameuse « donnez-moi une ligne de lui et je le ferai condamner. » Mais on pourrait tout autant verser dans une absolution irréfléchie. Il y a donc une pente dangereuse qu'emprunte ainsi celui qui avance par réductions progressives du sens et impose des relations d'équivalences absolues là où n'existent que des tentatives ordonnées-désordonnées de l'esprit humain pour affirmer son existence unique, irréversible, non reproductible, dans le cours de sa vie autant que dans celle de l'humanité.



Le destin humain n'est pas animalier



C'est la grandeur de l'homme, comparée à celle de l'animal, de sortir en permanence des comportements programmés, quitte à se risquer en des chemins incertains. Mutatis mutandis, cette même grandeur se développe – erreurs comprises – lorsque la personnalisation de la pensée s'oppose aux dynamiques grégaires des mouvements de foules, y compris dans le domaine des pensées conditionnées.



L'homme multi-directionnel, socialisé



Le même raisonnement s'applique aux différents moyens par lesquels l'homme tend vers son existence propre : sa présentation au monde, sa parole, ses actes. Dire que quiconque serait réductible à l'une des composantes de ces trois modules, serait nier l'homme en sa globalité, le fractionner en éléments soumis à toutes les vindictes, à tous les procès, à toutes les iniquités, ou à toutes les adulations. Ce serait, de part et d'autre la perte de l'âme, de l'esprit, du corps.

Nous savons bien que la société – toute société – impose cette réduction par chacun de ses pouvoirs organisationnels ou régaliens : le procès est instauré sur un acte, la guerre est déclarée en des formes légales, l'impôt est prélevé par la force si besoin etc. Mais nous savons aussi – et nous voulons – que des amendements existent : le jugement tient compte de circonstances atténuantes qui ne sont pas directement liées à l'acte qui a motivé l'accusation, la guerre devra se terminer par une paix aussi légale, l'impôt sera modulé.

Nous savons aussi que nombre de délits ou de crimes s'élaborent à partir d'un « mauvais regard ». L'humanité doit-elle se dégrader à ce point où même les lois de la guerre sont bafouées ?

L'étiquette doit rester une politesse de bonne compagnie qui préserve la valeur de chacun, et non une banderille lancée d'une foule dans la chair de qui l'on veut abattre.



L'accomplissement ?



Ainsi, l'homme accompli sait vouloir n'être ni animal, ni « société », ni objet d'étiquetage pré-emballé au bon vouloir de quiconque. Il sait vouloir faire la part de son animalité et de sa socialisation, sans se tromper de temps, ni de lieu, ni de circonstances : animalité avec ses réactions premières de survie (pour soi-même et sa descendance), socialisation avec ses relations à l'immensité toujours renouvelée des hommes dans leurs structures.

Dans cette optique, la morale stoïcienne revient pour chacun à l'ordre du jour, avec, en particulier le triple précepte de changer ce que l'on peut changer, de supporter ce que l'on ne peut pas changer, et de savoir faire la différence.

Ici, le savoir-faire la différence impose une morale de la connaissance et de l'action.

Ici, la résilience morale – bien que sous-jacente – laisse la place à la construction sociale et mieux encore, à la paix sociale, ou à défaut aux compromis sociaux qui sauront ne pas devenir des compromissions.



En ce sens, comment s'articulent les forces fondamentales de la vie humaine ?

Comme souvent, c'est le retour aux genèses qui expose le mieux les divers problèmes : la première force est consubstantielle à la vie : le devoir de survie pour chacun et pour les siens.



Pour accomplir ce destin, l'humain est sur-équipé par rapport à ses amies les bêtes, dont les manifestations de dominance ou de soumission, s'expriment essentiellement par le combat et la fuite.



Nous, humains, avons développé un ensemble d'armes, de techniques et de stratégies qui mobilisent l'ensemble de nos personnalités (avec les trois compartiments : l'intellectuel, l'affectif, et l'actif) perpétuellement mobilisables du fait de la plasticité cérébrale, et perpétuellement tendues par la poursuite d'un idéal.



Ainsi, suréquipé, possesseur et mobilisateur de milliards de combinaisons neuronales possibles, incessamment défié par l'univers et le défiant sans cesse, l'humain est confronté par son unicité a l'immensité du monde, tant celui des autres humains que celui de la nature.



Face à cette complexité auprès de laquelle le nœud gordien fait plus que pâle figure, les solutions humaines sont souvent tentées de répondre par des solutions plus expéditives encore : trancher par l'épée.



Des garde-fous ?

Face à ce destin tragique de l'homme, les grands ancêtres ont posé en abîme les deux conceptions du monde qui s'expriment en creux, résumées par la terrible progression entre le « Tu ne tueras point » de l'Ancien Testament, et « l'amour du prochain » qui s'en veut l'accomplissement.



Inutile d'énumérer les différentes situations par lesquelles un conflit – oh paradoxe ! – les réunit. Le train n'a pas fini de siffler ses triolets, ni Grace Kelly de presser sur la détente de sa carabine avant de la jeter aux orties. Il est plus intéressant de travailler sur le cheminement de ses idéaux dans le cours habituel de nos vies.



Tuons-nous ? Aimons-nous ? Les réponses les plus communes (espérons-le !) seront, dans l'ordre : non, oui. Elles seront souvent de bonne foi. Et pourtant, elles seront d'autant plus fausses qu'elles seront incomplètes, assorties de contorsions intellectuelles, de restrictions, de conditions, cachées derrière des idéaux destructeurs, ceux que Nietzsche traduisait par le terme de « nihilisme ».





Dans l'état actuel du développement de l'homme en société, il existe deux types d'homicides.



Le cas « classique » se produit par l'intermédiaire d'une arme physique, quelle que soit sa nature.

Mais il existe d'autres armes, bien plus insidieuses, bien plus perverses qui visent à la mort par asphyxie sociale... en attendant mieux !



Il s'agit alors d'empêcher « l'ennemi, l'autre » d'exprimer la totalité de son être, de le dévaloriser par toutes les vexations possibles, de l'accabler des pires excès – d'autant pires que fantasmatiques et inventés – de dresser contre lui les comportements homicides de la foule, et de l'exclure du champ social, en attendant – but suprême – qu'il s'annihile lui-même par auto-censure ou par suicide physique, ou ostracisé par la masse.



Nous reconnaissons ici la panoplie du harcèlement moral qui se développe au mieux – si l'on peut dire – dans les deux cadres les plus structurants de la vie en en société ; celui du travail et celui du politique.



Cet effet de groupe – voulu, recherché – explique pourquoi cette perversion est non seulement dirigée contre une personne, mais contre tout ce qui peut lui être rattaché, de près ou de loin, avec ou sans preuve... et de préférence sans, pour éviter toute confrontation au réel.

 

Manipulation et désinformation sont les deux leviers fondamentaux par lesquels ces tactiques mortifères se mettent en place. Il est intéressant de comprendre que les cibles favorites des assassins en puissance que sont les harceleurs sont les personnalités les moins aptes à comprendre, puis à répondre : celles qui sont attachées en priorité aux valeurs de la conscience professionnelle, d'un certain ordre hiérarchique, à la réalité du terrain, à la vertu des mots et des promesses, à une certaine stabilité qui a fait ses preuves, bref, tous ceux qui ne tombent pas dans le travers d'une veulerie prête à toutes les compromissions, qui ne recherchent aucun conflit par plaisir, ou s'attendent, si nécessaire, à y répondre en respectant les lois reconnues.



Il est intéressant de noter qu'il suffirait d'apprendre deux phrases simples pour couper court aux manipulations du harcèlement moral :

  • la première : « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » 

  • la seconde : « quand on veut faire tuer son chien, on dit qu'il est enragé. »



Leur utilisation judicieuse devrait ouvrir les esprits, mettre à bas bien des entreprises de harcèlement moral, tant professionnel que politique.



Reste que le harcèlement moral sous toutes ses formes n'est jamais qu'une torture qui n'ose pas dire son nom, qu'une violence qui n'a pas le courage de s'assumer, qu'une perversion contagieuse de l'esprit. Le terrorisme n'est pas loin.



Si les deux premiers éléments (torture masquée, violence sans courage) sont déjà méprisables en soi, le troisième, porte en germe les éléments d'une dégradation et d'une auto-destruction du système dans lequel il se développe.



Comment ne pas voir les ferments que portent en elles les armes des manipulateurs-désinformateurs ? Osons les reconnaître : les blessures mortifères savamment distillées, le poison des paroles, l'organisation systématique de tous les moyens dits non-violents qui cachent la violence de leur esprit (la calomnie, le mensonge, le préjugé, l'étouffement) descendants directs des boute-feux de tous les autodafés du monde.

Suit en pure logique comportementale la ghettoïsation des esprits et des âmes, l'exclusion des œuvres de qui a le malheur de ne pas entrer dans leurs cadres pré-définis.

La spirale atteint, non seulement ceux qui ont eu le malheur de leur déplaire, mais qui ne les condamne pas, ne s'associe pas à leurs ukases, se dirige vers d'autres buts.

Il faut alors vaincre par écrasement à défaut de convaincre par la rigueur de l'esprit. Occupent le devant de la scène les partisans des discussions sans fin, des invectives, des coups fourrés, qui, pour justifier leurs idéaux, manipulent jusqu'aux « forces injustes de la loi », tranchent à vif ceux qui peuvent les mettre en question, qui s'arcboutent sur la vie et non sur des hypothèses transcendantales.



Ainsi se réfèrent-ils sans cesse au lit de Procuste, à la guillotine égalitaire, aux camps de concentration et de rééducation, aux chants pour lendemains sourds aux cris du jour.



En poursuivant ce jeu, une guerre civile qui n'ose dire son nom se propage, une société se délite, et des hommes, à salir les autres, ne peuvent faire autrement que se salir.



Car, à ce jeu, qui prétendrait rester propre, incorrompu ? L'Histoire a déjà vu, et certains de ses épisodes mériteraient d'être enseignés comme modèles, non à suivre mais à éviter.



Alors, Lettropolis continuera son devoir d'humanisme qui, en premier lieu, consiste à éditer de bons textes, quelles que soient les origines de l'auteur, et même si nous ne souhaitions partager rien de plus avec lui.



Le vingtième siècle nous a donné suffisamment d'exemples de corruption intellectuelle pour que nous présentions notre îlot de raison à qui veut bien y adhérer.



Hors de tout angélisme, de tout optimisme béat, de tout aveuglement sur l'agressivité humaine, nous osons mettre en présentation des œuvres qui nous paraissent dignes de l'être et qui n'ont pas leur place dans les médias omnipotents, tant pour la littérature que pour les essais.



Si tel n'était pas le cas, il faudrait étendre l'étouffoir sur tout ce qui dérange : supprimer d'une bonne pensée le métier de journaliste, refuser au médecin le droit de soigner le blessé de l'autre camp, s'amputer de ses ancêtres, renoncer au progrès véritable qui consiste bien souvent à apprendre des erreurs des autres et de soi-même.



Triste monde... contre lequel le devoir serait de déroger, de déranger.

 

 

Avec les compliments de Lettropolis, édition pour la lecture de livres numériques appelés OLNIs



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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 08:30

 

   Ah ! J'en rêve ! Un roman cochon, un vrai, un de ceux qui secouent la tripe, qui vous charcutent le sentiment. Pas un roman bêlant, pas de silence des agneaux, pas de ces bluettes où le premier psychotique venu s'improvise apprenti charcutier, pour le plus grand bonheur d'un autre apprenti, psychologue lui. Pas un de ces romans que le lecteur referme, avec un « bof... ! » avant de passer à table savourer son cassoulet toulousain made in China. De la gnognote que cela ! De la réalité de commissariat de base, d'un niveau à peine supérieur aux chiens écrasés.


   Non, vraiment, je rêve, Lettropolis rêve, d'un vrai roman cochon, un de ceux qu'un romancier invente de toutes les pièces fumeuses de ses derniers neurones alcoolisés. Imaginez : un gus qui a trempé dans la charcutaille – enfin c'est ce qu'on dit, qu'on ne dit plus, ça fait désordre – qui se mêle de remplir d'une quelconque gélatine les nibards de ces dames, et qui passe commande chez les grands de la chimie.


   — Comment mon vieux... Vous n'y pensez-pas. Personne ne vous croira. Et puis, surveillez votre vocabulaire. On ne dit pas « nibard »... en cour de récréation peut-être, mais pas ici... ou on ne l'écrit pas... soyez correct, voyons !

    Pourtant, le sujet pousse au vocabulaire cru, vous ne le sentez-pas ? La tradition gauloise, Rabelais, Dard...

  — Dépassés ! Laissez ces antiquités au cabinet d'où ils n'auraient jamais dû sortir. 

  —  Au cabinet... vous croyez ? 

  —  Ah vous ! Ne m'emm... Ne m'ennuyez pas avec vos blagues douteuses. Bon ! Revenons à votre roman, le fil de l'histoire ? 

  — Toute simple, logique. Un type qui a compris la société, ses rouages, ses principes : un mec qui en veut tous les avantages... 

  —  Avantages... Avantages... J'espère  que vous ne recommencez pas à jouer sur le sens des mots ! 

  —  Euh... Un grand cynique qui a pigé le système : un marché de bobos-gogos, un marigot où pullulent les crocodiles, des surveillants lobotomisés, le cul vissé dans leurs fauteuils de cuir – Ah ! L'ergonomie... – et quelques clampins pour déménager les fûts de soupe à l'huile de vidange... 

  —  Ou de silicone... 

  —  Peu importe, la recette est toujours la même. 

  —  Ouais... Tiré par les cheveux... Capillotracté, veux-je dire. Ah, ces romanciers, tous les mêmes. Croient que l'imagination mène le monde...

 

 

Lettropolis rêve d'un roman cochon, car comme on dit :

« Dans le cochon, tout est bon. »

Futurs auteurs, à vos claviers !

 

 

Avec les compliments de Lettropolis : l’édition de livres numériques appelés OLNIs®



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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 16:08

 

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Et la licorne sous les sapins ? Après « l’affaire du puma et du sanglier » qui nous ramenait vers Chantal de Crissey et ses remarquables dessins, voici qu’apparaît une licorne, animal fabuleux s’il en est.

 

L’ai-je vu ou non ? La réponse est « oui » : cette licorne a été dessinée par Chantal de Crissey pour le logo d’IBAcom. Alors, question suivante : qu’est donc IBAcom  ?

 

La réponse complète, vous la trouverez en visitant le site où Isabelle de Bremond d’Ars propose ses services comme conseil en édition et communication.

 

En effet, tant de personnes souhaitent porter à la vie leur projet de livre, de souvenirs, de biographie, de mémoires. Oui mais...

Isabelle de Bremond d’Ars répond à ce « mais » avec bonheur, car elle domine toutes les pratiques nécessaires à la réalisation de ce projet.

 

J’ai eu l’occasion de le vérifier en lisant et appréciant – tant l’écriture que la réalisation – Les Souvenirs de Rose d’Ormesson.

 

Je ne vous parlerai pas de ce livre dans cet article car il en mérite un à part. Mais laissez-moi vous allécher. Car, la grande dame de grande famille – le redoublement de l’adjectif s’impose –sedévoile ainsi : « Elle aurait dû naître mâle, assurer la lignée du comte Wladimir d’Ormesson, du coup on l’a surnommée  Zizi” ! 

 

Si ce préambule ne stimule pas la curiosité... Mais, je vous l'ai dit, j'en parlerai plus en détail. Tenons-nous en là pour aujourd'hui, en engrangeant une bonne idée de cadeau.


D'IBAcom aussi nous reparlerons. Encore un message de mon petit doigt...

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:34

CHANTAL-DE-CRISSEY-SANGLIER.jpg

 

 

Eh bien non ! Je n’ai pas vu de puma sous les sapins, et heureusement. Mais j’ai rencontré Chantal de Crissey, peintre animalier qui a un sacré coup de patte;

 

Mais pourquoi, au vu de l’illustration de cet article, parler de puma ? C’est que l’artiste, au cours d’un entretien télévisé, avait évoqué son souhait de rencontrer le lion des montagnes, comme on le nomme aussi, et de le croquer.

 

Je ne sais si cette rencontre a eu lieu, et si le modèle a tenu sagement la pose. Je le lui demanderai la prochaine fois, car je compte bien visiter son atelier, et parler littérature avec elle.


En effet, Chantal a pris les chevaux et la chasse en passion. Résultat : elle est incollable sur les termes et expressions de vénerie. Et dans ce domaine, marcher sur ses brisées vous apprendrait qu’elle peut donner le change, et vous surprendre d’un sourire, d’une boutade, ou d’un souvenir qu’elle vous offre en partage.

 

Parmi ses armes de prédilection le pastel américain s’impose, 90 couleurs à base de cire (utilisé seulement par deux professionnels en Europe), et un crayon diabolique à mine multicolore dont elle use avec maestria.

 

Le résultat : une douceur de tons, un éclairage qui aurait séduit autant les impressionnistes que les pointillistes, dans un subtil arrangement de lignes, et l’ensemble porté par la volonté de servir l’animal-sujet, le vrai et non un type anonyme. C’est peut-être pour cela que les regards de ses amis sont si profonds. Oh ! Pardon pour ce verbe « servir » qu’il faut ici reprendre dans son sens habituel, toute vénerie oubliée.

 

Pour avoir une idée de son talent, je vous conseille de visiter son site, et mieux encore, de la rencontrer. Noël approchant, êtes-vous sûrs d’avoir acheté tous les cadeaux ?

 

Mais même si tel est le cas, découvrez les multiples facettes de son talent, sur papier ou sur carré Hermès.

 

Mon petit doigt me dit que nous aurons à reparler d’elle sous peu.

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  • Pierre-François GHISONI
  • la littérature en partage
L'homme avant les termites
L'idéal sans l'idéologie
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