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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 11:43

 

 

 

Nous pouvons vous le dire maintenant que la campagne électorale est et a passé, Lettropolis a voté.

 

Le vote est allé au candidat qui avait pris toutes les mesures pour que, pendant son quinquennat, tous les enfants de six ans (cours préparatoire) à onze ans (entrée en sixième) aient appris à lire , écrire et compter.

 

Par lire, nous voulons dire, non point ânonner, ni déchiffrer, ni deviner, ni approximer, mais comprendre et transmettre pour nous enrichir les uns les autres.

 

Par écrire, nous précisons connaître l'orthographe, appliquer la grammaire, utiliser les ressources de la langue dans sa fluidité et sa précision.

Par compter, nous pensons aux vertus perdues de l'entraînement mathématique incluses autant dans le développement de la mémoire que de celle de la logique formelle.

 

Quant à parler, il s'agit bien sûr d'articulation dépassant les seuls « trop cool » et autres apocopes réflexes et incantatoires.

 

Ainsi, pendant ce quinquennat qui correspondra à l'évolution d'un cursus complet de l'école primaire, nous aurons mis à la retraite les servants obstinés des méthodes globales et semi-globales, nous nous serons débarrassés des illusionnistes des pédagogies dévalorisantes. Et comme, même en ces domaines, l'égalité n'existe pas, nous aurons inculqué aux moins doués de ces élèves trois points fondamentaux :

  • que l'on peut toujours progresser en travaillant

  • qu'il ne faut pas mépriser ceux qui ont mieux réussi

  • et qu'au moins, les uns et les autres participent de la même culture et peuvent s'entendre à moindre effort.

 

Bien entendu, les esprits chagrins nous objecteront que nous chantons pour notre paroisse littéraire, que par notre vote nous cherchons à attirer de futurs auteurs et de futurs lecteurs.

 

C'est vrai. Ne nous en cachons pas. Mais, à parler franchement, notre petite musique n'a pas percé dans les fanfares électorales. Aucun des bateleurs de l'estrade n'a voulu de notre partition. Et même, je crois que nous rêvions tout éveillés...

Tant pis, nous poursuivons...

 

 

Avec les compliments de Lettropolis, édition numérique de textes numérisés appelés OLNIs® (Objet Littéraire Naviguant sur Internet)

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 15:48

 

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Pendant toute la campagne présidentielle, aucun mot touchant cette circonstance nationale n'a été écrit, ni sur le blog de Lettropolis, ni sur le mien, plus personnel. Cela était voulu. La conviction intime de Lettropolis et de ses membres est l'absence d'inféodation à tout parti. Ils seraient d'ailleurs bien étonnés, les imbéciles qui reprochent parfois à l'un ou l'autre d'entre nous ses fréquentations (la bêtise est insondable) de faire le bilan de toutes les sensibilités différentes à l'intérieur de Lettropolis, de ses membres, de ses auteurs.

 

C'est dans ces conditions que se conquiert la liberté... liberté de... (car sans complément de nom, ce terme n'est qu'un slogan creux) liberté, donc, de critiquer l'un quelconque des candidats, grands ou petits, ex de toutes obédiences, élu ou non. Bien entendu le plan littéraire est notre repère fondamental.

 

C'est pourquoi ce billet s'adresse d'abord à nos auteurs, présents ou futurs, et s'intéresse à la fameuse formule du « vrai travail » lancée par l'ex-président.

Quelles que furent, ses pensées, ses arrière-pensées, la formule était malheureuse.

 

Cet adjectif « vrai » est chaque jour dévalué, piégé, vidé de toute substance. C'est un cliché largement repris par des journalistes hâtivement formés à la langue française, et malheureusement suivis.

 

Si les glissements sémantiques existent pour tous les mots de toutes les langues, il en est certains qui méritent une attention particulière. L'adjectif « vrai » est de ceux-là. Ce glissement devient glissade par déséquilibre de la pensée et manque de support des synonymes nécessaires.

 

En effet, l'auteur doit se poser la question de la justesse de ses propos, de la richesse de leur sens, mais aussi de leurs limites, en quelque sorte, de l'entendu et du sous-entendu. Pour cela il peut très souvent s'aider de l'exercice intellectuel qui passe par la mise en place du contraire.

 

Ainsi, d'un « vrai travail » à un « faux travail » on mesure bien plus nettement les intentions ou les erreurs de l'auteur de la formule.

Que la personne chargée d'accomplir un travail s'en acquitte bien ou mal, vite ou non, est une question importante, mais qui ne modifie en rien la véracité de son activité de travail, de sa charge, de son retentissement heureux ou malheureux pour lui-même ou pour les autres. Il en est ainsi de toutes les activités, des plus physiquement pénibles à celle de président, tout aussi pénible, dans un autre registre de responsabilité et de charge. C'est cela qui doit être respecté.

 

Mais revenons à la littérature, c'est-à-dire au bon usage et au juste transfert d'information.

 

Il eût été astucieux de pêcher dans le large réservoir des adjectifs de notre langue, même si l'on voulait dévaloriser les efforts d'un camp adverse.

Travail supposé, travail prétendu, travail à la petite semaine, travail en faux-semblant, mini travail, travail fantôme (terme qui aurait rappelé d'anciennes heures lorsque le doyen Zamansky, à Jussieu, faisait référence aux étudiants fantômes), travail en demi-teinte, travail à deux mains gauches, comme le disent eux-mêmes les maladroits (et avouez que les conditions étaient réunies pour jouer de tous les sens de la langue française) etc.

 

Vrai est donc l'un de ces adjectifs qui supportent mal la glissade, l'utilisation à tout-va, la pseudo-description. Un usage plus adéquat de la langue eût évité une reculade faussement casuistique et « vraiment » peu glorieuse.

Toutes ces raisons font que nous recommandons à nos auteurs d'éviter l'utilisation de l'adjectif « vrai ». Soit il est pléonastique, soit il veut exprimer une comparaison mal ficelée, sorte d'image floue, trouvée au décrochez-moi-ça du dernier journal où l'on cause.

 

La preuve, toujours pendant cette campagne : la brave (?) journaliste d'une solide radio en trois lettres qui, parlant du rôle des policiers chargés d'éviter la rencontre des trois grandes manifestations du premier mai, insista sur ce que cela représentait de « vrai casse-tête ».

 

Comme nous n'avons entendu parler d'aucun traumatisme crânien, j'imagine que le « vrai casse-tête » n'était que la traduction inconsciente d'un fantasme habituel, une sorte de « vraie-fausse bavure » ou encore une « véritable » envolée pseudo lyrique, une « réelle » enfilade de fausses-vraies perles, plus ou moins de culture.

Bref, de la bouillie pour les chats.

 

Alors, à titre de petit exercice de style, nous relirons cette phrase pour en recueillir le bon usage du « vrai » :

 

«L'écuyer du duc  de Guise lui avait rapporté la vérité, en lui disant que Madamde de Montpensier était extrêmement malade ; car il était vrai que sitôt que ses femmes l'eurent mise dans son lit, la fièvre lui prit si violemment, et avec des rêveries si horribles, que dès le second jour l'on craignit pour sa vie.» 

 

Elle est extraite de La Princesse de Montpensier, de Mme de la Fayette, texte publié par Lettropolis. Mais peut-être avait-elle échappé à ces deux personnages, notre ex président et à notre actuelle journaliste ? Lequel par manque de temps ? Lequel par mépris ?

 

 

 

 

Couverture 3

 

 

 

    60 pages

 

    téléchargement gratuit

 

 

 

   Avec les compliments de Lettropolis, édition numérique    de textes numérisés appelés OLNIs® (Objet Littéraire Naviguant sur Internet)

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 21:46
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LETTROPOLIS publie L'Empire en vacances,

suivi d'un second titre : Les Diamant de Pauline,

                                 de Claude FERRIEUX

 

Installez-vous confortablement, comme au théâtre... Chut !  Le rideau se lève :

 LE RÉCITANT

 Drôle d'idée, drôle de titre qui mérite que l'on s'y accroche. Quel empire peut jamais être en vacances ? Quel historien barbu, chenu, lunetté d'importance pourrait jamais ajouter foi à ce titre ? C'est pourquoi, ouvrons nos oreilles, et écoutons ce petit dialogue par lequel notre historien s'invite dans « Le Regard de Lettropolis » :

 

L'HISTORIEN ET L'ÉDITEUR

 

Mais Monsieur, vous n'y pensez-pas ! Vous oubliez qu'un empire n'est que la juxtaposition de divers peuples associés nolens volens sous une direction lointaine, juxtaposition branlante, hasardeuse, remuante par essence, n'attendant qu'une lézarde dans la grande maison pour en précipiter la chute ! »

— Oui mais, Monsieur l'historien, nous avons affaire ici à un romancier, avec toutes les autorisations et les audaces que lui confère la difficile définition du mot « roman ».

— Si vous croyez que raconter l'Histoire n'expose pas à autant de difficultés...

— Certes, mais au son de votre voix je devine que vous évoquez l'Histoire avec un grand H, un H majuscule propre à nous asséner de grandes vérités, à hacher – si vous le permettez – nos petites histoires en miettes.

— Vous me prenez pour un ogre peut-être ?

— Oh, je vois que j'ai touché un point sensible, l'Ogre, n'est-il pas le surnom de l'Empereur ? Et cette fois, c'est moi qui y mets une majuscule.

— Des jaloux, des manipulateurs, des servants d'officines, des... Ah ! Si je les tenais...

— Si vous le voulez bien, laissons ce point à d'autres. Vous permettez que je vous parle de ce roman ?

L'Historien (avec H majuscule) laisse échapper un soupir :

— Allons-y, je suis prêt au pire...

— Pour beaucoup d'entre nous, l'île d'Elbe n'est qu'un nom, un vague territoire mal positionné...

— Les Français ignorent la géographie, chacun sait cela.

— Alors la meilleure façon de la leur faire aimer, c'est de leur raconter une belle histoire. C'est ce que fait Claude Ferrieux. Il nous montre Napoléon devenu souverain de l'île, et comment, toujours grand organisateur, il lui insuffla son énergie mobilisatrice, comment, accompagné de ses fidèles d'entre les fidèles, il mena, une fois de plus, cent affaires ensemble.

— C'était un homme, un vrai...

 Oui,avec ses grandeurs et ses faiblesses, ainsi, lorsque Claude Ferrieux nous dépeint l'arrivée de Maria Walewska en son repaire montagneux de Madonna del monte à Marciana... 
 — Ah ! Il connaît cela votre monsieur Ferrieux ? 
 — Et bien d'autres choses encore. Les romans historiques sont aussi une belle machine à remonter le temps. 
 — Hum... Oui, si vous voulez... Enfin... 

— Et qui plus est, il s'intéresse au sort des petits, ces grands oubliés de l'Histoire...

— Ne serait-ce pas une pierre en mon jardin ?

— Un gravier, tout au plus. Donc, il s'en passe des choses autour de cette visite, il en faut du monde, des régiments pour en assurer la sécurité, des gens de maison, et parmi eux, deux belles lingères polonaises dont l'une, Ludmilla, tombera sous le charme d'un jeune soldat prénommé Camille.

— Et ils se marieront, vivront longtemps et auront beaucoup d'enfants ?

— Ça, je ne vous le dévoilerai pas. Mais plus important est la douceur, la tendresse même qui se dégage de ces lignes. Vous verrez, Claude Ferrieux est un auteur de qualité, de cette qualité tranquille des bons enseignants qui ne forcent pas la note, qui vous donnent envie de remâcher l'histoire, d'y revenir, tout tranquillement. Oh ! Il n'use pas des grandes tirades, il refuse les flamboyances, les excès de tous genres. Simplement, il pose un regard apaisant sur les êtres et les choses...

— N'est-ce pas un peu mièvre, cette façon de raconter ?

— Point du tout, car les trahisons, les hésitations, les peines, les douleurs ne sont point absentes. Simplement elles ne sont pas traitées dans l'embrasement du romantisme, ni dans la noirceur entretenue d'un Zola, encore moins dans la dégoulinade morvo-sanguinolente des modes récentes.

— Dites ! N'êtes-vous pas en train de me faire l'article ?

— Vous en ferez ce que vous voudrez. Je vous dis simplement qu'il y a dans l'écriture de Claude Ferrieux, une certaine leçon de psychologie, car les héros ont tous leurs fêlures, leurs trahisons parfois, dont il faut bien qu'ils s'accommodent. Ainsi va la vie... si nous voulons bien regarder en nous-mêmes.

— Là, vous marquez un bon point.

— Et pour peu que le sérieux de vos études n'ait pas altéré votre sensibilité, vous y trouverez aussi une petite musique sous le charme de laquelle, je vous le garantis, vous tomberez.

— Je veux bien vous croire, mais , j'y pense... ce genre de roman, ne pourrait-il pas mener de jeunes esprits à aimer l'Histoire ?

— D'une pierre deux coups en quelque sorte...

— Mais il faudrait d'abord que j'en juge par moi-même.

— Bien entendu. Et je suis sûr que cette lecture vous rafraîchira l'âme, et vous donnera même envie de visiter cette belle île méditerranéenne.

— C'est vrai. Je ne l'avais jamais vue que sur une carte... et les vacances approchent... Je me demande...

 

 LE RÉCITANT

 

L'historien – nous voulons dire l'Historien – repartit vers ses études, mais, je puis vous l'assurer, une sourire nouveau éclairait son regard.

 

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  L'Empire en vacances

 

  Les Diamants de Pauline

 

  190 pages

 

  4,85 €

 

 

 

Avec les compliments de Lettropolis, édition numérique de textes numérisés appelés OLNIs® (Objet Littéraire Naviguant sur Internet)

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:24

 

L'écriture est une étrange activité qui partage avec bien d'autres phénomènes deux caractéristiques d'apparence contradictoire : un mouvement d'introspection, de repli sur soi-même, et un mouvement opposé d'expansion, de publication. Pour aller vite, disons que l'écriture est au cœur de la vie intellectuelle, et si j'emploie ce terme dans son sens anatomique, c'est pour mieux marquer les liens organiques, calqués sur les mouvements de diastole et de systole, à savoir, les phases alternées de réception du sang dans les cavités cardiaques, puis d'expulsion pour l'irrigation du corps dans son ensemble.

 

Sans cette dynamique, la mort cardiaque est bien vite au rendez-vous. Parallèlement, l'auteur qui ne s'astreint pas à entretenir une dynamique équivalente pour son œuvre court le risque de la voir dépérir dans le milieu où elle devrait se développer.

 

En effet, une œuvre, qui débute par une gestation plus ou moins longue, qui mobilise les forces intellectuelles de son créateur (osons le mot) et qui donne naissance à une publication, mérite d'être entourée des soins nécessaires à son développement. À notre sens, l'auteur en est le responsable fondamental, soutenu par les aides adéquates.

 

Lettropolis fait le pari de la lecture active, vers laquelle concourent de nombreux facteurs : citons nos choix éditoriaux multiples, notre rejet de la facilité et des modes. Mais surtout, Lettropolis accompagne le lecteur par le contenu de son blog qui veut éviter les coups d'encensoir systématiques des textes publiés pour valoriser la réflexion qui s'impose à leur découverte, à leur lecture, à leur relecture.

 

Lorsque nous achetons un objet usuel, le plus simple soit-il, il doit être accompagné d'un mode d'emploi. Passons sur la qualité généralement défaillante de ces fascicules pour n'en retenir que l'intention : expliquer pour mieux comprendre et mieux utiliser, faire connaître.

 

Or, combien de fois, n'aimerions-nous pas mieux comprendre la cuisine littéraire de nos auteurs ? Cela passe par leur approche de la lecture, par leur décision de se mettre à écrire, par leur regard sur le monde littéraire, sur les transformations de l'édition, mais aussi par la facture de leur texte. Pourquoi avoir choisi ce sujet, cette façon de le traiter, la nouvelle plutôt que l'apologue, la forme dialoguée pseudo théâtrale plutôt que le roman ? Utilisez-vous un dictionnaire ? Lequel ? Comment faites-vous pour retenir un synonyme plutôt qu'un autre ? Aimeriez-vous recevoir des commentaires sur votre œuvre ? Accepteriez-vous d'y répondre ? Quel événement de votre vie avez-vous incorporé dans ce texte ? Lisez-vous de la poésie ? Préférez-vous l'alexandrin ou le vers libre ? Pour qui ou pour quoi écrivez-vous ? Etc.

 

Ces questions, ou d'autres, font partie de la relation initiale que nous souhaitons partager lorsqu'un auteur se découvre à nous. L'emploi de cet adjectif « initial » en mon esprit, ne se réduit pas à son sens banalisé d'un quelconque début, mais bien à un partage d'initiation, de concordance des pensées.

 

Or, il faut bien le reconnaître, si, avec certains, le dialogue se poursuit, fructueux et sympathique, les colonnes de notre blog ne sont pas encombrées de leurs chroniques littéraires.

 

Bien que Lettropolis axe ses choix sur l'intérêt et la qualité du texte, avec la volonté bien arrêtée de les offrir à un lecteur indépendant, soucieux d'humanisme et d'appropriation littéraire personnalisée, vient un temps, où l'auteur, doit être connu pour qu'un certain capital de sympathie rejaillisse sur son œuvre.

 

Il s'agit bien sûr d'éviter le vedettariat professionnel par lequel le système médiatique propulse certains personnages sur les tréteaux d'une renommée dévoyée. Mais, éviter ce piège ne justifie en aucune façon de tomber dans son opposé, le silence stérilisant, le « tout est écrit » quelque peu funéraire.

 

Écrire sur un ordinateur modifie profondément la structure du traditionnel brouillon. Sauf à utiliser l'outil « versions » (ce que peu de gens font), les regrets, repentirs et autres modifications se perdent dans l'infini possible des enregistrements. Ils partent dans les oubliettes numériques, les brouillons par lesquels le travail de l'auteur disparu revit devant le lecteur, avec ses doutes, ses affirmations, ses lancées ou ses hésitations, ses hiéroglyphes ou ses dessins d'accompagnement.

Il suffit de voir ceux d'un écrivain aussi fluide que La Fontaine pour imaginer à quelle somme de travail est due cette apparente facilité. Mais s'ils avaient disparu...

 

Cela, est un des pièges de ce merveilleux outil qu'est l'ordinateur. Mais à chaque piège doit répondre une stratégie. Ici, celle qui s'impose passe (entre autres) par l'existence sur le blog, par la mise en fonction de l'accompagnement du texte, par la mise en existence de l'écrit et de l'écrivain.

 

In deserto... ?

 

 

Avec les compliments de Lettropolis, édition numérique de textes numérisés appelés OLNIs®

(Objet Littéraire Naviguant sur Internet)

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 08:48

 

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http://www.lettropolis.fr/Public/Olnitheque/Fiche.php?ID_Article=52

 

Lettropolis, en ses rendez-vous du foyer, accueille un nouvel auteur,

Henri Moniolle, et un héros reconnu ; don Juan, sous ce titre intrigant :  

 

Le Masque et l'Enclume.


C'est le théâtre de la dérision poussé jusqu'au drame. Car, sous le côté « jupons » du personnage, apparaît la face sombre de nos interrogations souveraines.

 

Pour s'en saisir, dans un premier temps, voyons le regard de Lettropolis :

L'histoire en est connue, au moins dans les grandes lignes, car le donjuanisme se confond trop souvent avec le thème du trousseur de jupons. Allons au-delà, allons à la fin de l'histoire – si tant est qu'elle ait une fin – car nous y voyons plutôt un éternel questionnement, à défaut d'un éternel retour.

 

Oui, si le nom même du personnage a basculé, grammaticalement parlant, vers le qualificatif de « commun », son histoire reste mythique, c'est-à-dire qu'elle nous enseigne, et peut-être plus encore, qu'elle nous interroge. Que signifient cette posture, cette extravagance, cette collection de bonnes fortunes, cette manie singulière du défi, et même cet attachement à un valet, souvent étonné, toujours subjugué ? Quel personnage final aura le dernier mot ? Qui ou quoi anime vraiment cette statue du Commandeur ? Quel étrange festin nous est préparé, où, notre place est peut-être déjà retenue, alors que nous pensions ne pas y être invités, autrement qu'en spectateurs ? Car il est des Commandeurs de toutes tailles, pour des transcendances de toutes dimensions, et des délinquants de toutes natures.

 

Allons ! Tout cela n'est que machinerie, statue habilement poussée, imagination fertile de quelques hurluberlus que la plume, le pinceau, la musique, le cinéma démangeaient. Ce n'est pas sérieux. Faisons-en un western, à la rigueur, et passons à autre chose.

 

Un western ? Oui, bonne idée, changeons de style, osons même introduire de la parodie, de l'inattendu, en ce drame joyeux, enjoué, comme le qualifiait Mozart.

 

Dans ce texte, le style d'Henri Moniolle parle autant que l'histoire. Il ose la dérision, les plaisanteries douteuses, voire de franc mauvais goût, il lance des tirades, dont certains diront qu'elles sont boiteuses (ceux-là qui restent de trop faibles contempteurs, jusqu'à ignorer la symbolique des grands boiteux légendaires, des « pris au talon » comme le furent Dédale, Achille, Jacob, entre autres). Il s'offre le loisir – est-ce encore l'auteur, est-ce son héros, ou un subtil équilibre rompu entre les deux ? – de lancer des néologismes, de bousculer l'ordre établi, parce que cela marche bien.   Étrange raisonnement qui en dit long sur le monde. Et quand il joute vraiment, c'est-à-dire lorsqu'il sent la nécessité de s'abriter derrière des pirouettes, et plus seulement de se pavaner comme petit marquis se gonflant de tous ses rubans, c'est qu'il rencontre le seul adversaire humain à sa hauteur.

 

Le seul adversaire ? Le Commandeur ? Non, un autre « don ». Cherchez bien. Vous donnez votre langue au chat. C'est don... don... Q... Oui, osez le dire, c'est de don Quichotte qu'il s'agit, l'homme de la Mancha, le pourfendeur de moulins à vent, l'amoureux des étoiles, ou plutôt d'une seule étoile, cette Dulcinée de Toboso, vague souillon d'auberge, mais réceptacle des plus beaux délires de l'homme inassouvi.

 

Ainsi, poussant l'anachronisme, Henri Moniolle remet nos pendules à l'heure de ces idéalistes intemporels, qui accomplissent en leurs destins une course effrénée vers l'ultime connaissance. Agissent-ils vraiment, ou sont-ils agis, comme le proposent les psychiatres ? Est-il permis à ces modèles, à ces comètes, de dévier de leur course ? Ces grands questionneurs, ces grands franchisseurs de frontières, et pourfendeurs d'idées convenues, que partagent-ils avec le commun des mortels ? Nous ne le savons plus vraiment, car à changer de proportions, nous changeons peut-être de monde. Et finalement, nous ne saurions dire – eux non plus d'ailleurs – s'ils sont bénis, maudits, ou simplement lancés, tournoyants en un ciel dont les espaces infinis, plus ou moins silencieux, nous effraient.

 

Alors, que nous reste-t-il ? Quelle place, quel rôle ? Quelques modèles se proposent. Faut-il prendre les habits du trop fidèle second, ce Portemantèle, valet de pied, valet de nuit, qui endosserait, ou n'endosserait pas les habits du maître, mais qui voudrait, mais qui ne pourrait pas, qui regarde et participe, finalement... ce n'est pas de ma faute... mais quelle belle histoire à raconter aux copains... Ah ! Ce double réduit à la portion congrue, cet anti-héros un peu trop modelé au goût du maître, filant comme anguille entre indignation retenue et curiosité malsaine. À tout prendre, entre le premier rôle et son image trouble, qui aurions-nous envie de fréquenter ? Et sont-ils seulement fréquentables ? Comment choisir entre la figure de premier ordre, et l'autre, qui – heureusement ou malheureusement – se retrouve à des millions d'exemplaires dans nos rues, nos maisons, et sonne peut-être à notre porte, si elle n'est pas déjà dans notre costume, dans nos pantoufles, à se rengorger devant la bassesse des autres, de l'autre, toujours l'autre, l'éternel mis à l'index ?

 

Et si nous supprimions Elvire, Dulcinée, et leurs suivantes, cette Élixir et cette Cajoline qu'Henri Moniolle fait naître pour notre divertissement, comment s'organiserait l'éternelle quête humaine ? Quelles pistes devraient-elle emprunter pour mener plus haut, au risque de la grande rencontre ? Et si, Ève s'invitait à ce débat... et si don Juan et Prométhée se donnaient la main d'étrange façon, en osant franchir les portes du jardin d'Éden, ou du Cosmos si bien tranquille des dieux satisfaits de leur sort... Et si...

 

Et si Lettropolis n'avait pas publié cette belle version d'Henri Moniolle, personne n'aurait su en quel tiroir elle dormirait encore. Mais voilà ! C'est chose faite. Il suffit de lire, pour s'enrichir.

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Le Masque et l'enclume

 

Henri Moniolle

 

152 pages, 4,85 €

 

 

 

 

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 20:16

 

 

Ce titre est repris d'un article du Figaro  du lundi 26 mars 2012.

 

Il est précisé que « cette nouvelle génération d'ardoises numériques s'adresse aux personnes âgées réfractaires au PC, qui veulent rester branchées. »

 

Bravo pour elles ! Voici une accroche bien alléchante. Elle intéresse d'autant plus Lettropolis que nous sommes par fonction très attentifs à tout ce qui peut favoriser la lecture sur écran.

 

Raison forte pour attirer l'attention sur des éléments que l'acheteur, surtout novice, ne perçoit pas immédiatement.

 

Il est honnête de dire que le signataire, Didier Sanz, en parle précisément. Nous reprenons donc en toute « complicité intellectuelle » ses informations qui, pour nous, sont évidentes.

 

En effet, si le vendeur, trop bien intentionné, veut vous faire croire qu'il n'y a ni réglage ni mise à jour, ni manipulation d'aucune sorte, votre premier mouvement devrait être, soit de fuir, soit de vous munir d'un bon mode d'emploi.

 

Car une tablette, quoi qu'on veuille vous faire croire, n'est jamais qu'un ordinateur conditionné sous une autre forme, et on ne peut imaginer, en l'état actuel de la technique, que tout le système informatique n'ait besoin d'aucune manipulation... même s'il fonctionne correctement. Et ne parlons pas des pannes... des bugs toujours possibles.

 

Didier Sanz n'est pas plus clair lorsqu'il écrit : « … les applications se réduisent au strict nécessaire, sans imposer de réglages compliqués, bien qu'il soit impératif de configurer l'accès wi-fi, une opération qui peut être déléguée aux enfants ou petits-enfants. D'ailleurs ces tablettes s'accompagnent d'une fonction particulièrement astucieuse : une fois connectées en wi-fi, elles peuvent être alimentées à distance par un membre de la famille à partir d'une page web sécurisée. On peut ainsi ajouter, de chez soi, des photos qui seront immédiatement installées sur la tablette de ses grands-parents sans qu'ils aient besoin d'intervenir. »

 

Didier Sanz précise aussi, pour un certain modèle, que « la gestion de la tablette par internet... est un service payant qui coûte 12,42 € par mois ou 79 € pour six mois... Et l'abonnement est obligatoire pour pouvoir utiliser le produit. »

Comme il a raison de terminer son article par « Gare au cadeau piégé ».

 

Et comme nous avons raison, à Lettropolis, de vous tenir ce discours : il faut arriver à lire sur écran. Non seulement c'est l'avenir, mais surtout, c'est moins cher et plus pratique... à condition de choisir le bon support.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 17:48

 

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Jean-Paul Angelelli a choisi Lettropolis pour faire revivre Une guerre au couteau, le texte qui retrace son parcours comme appelé pied-noir en 1960-1962 en Algérie.

 

Cinquante ans après que l'on eut bradé cette province excentrée mais française, l'Histoire doit parler, et pas seulement par ceux qui en agitent le vent dans tous les sens, mais par ceux qui, humbles, petits, sans-grades ou presque, ont eu l'occasion de la vivre. Ils doivent parler, car on ne voit pas en vertu de quelle discrimination – ou plutôt, on devine – leurs témoignages devraient être jetés aux oubliettes, et leurs auteurs bâillonnés une fois de plus. Ils doivent parler par simple respect envers leurs camarades tués – et de quelles horribles manières – pendant et après les limites théoriques de cette guerre. Ils doivent parler car la vérité est le seul chemin par lequel des hommes de bonne volonté peuvent espérer se rapprocher.

 

En ces périodes où le triste mais banal accident de car déclenche la mobilisation de cellules de crises et de bataillons de psychologues, il est grand temps que d'autres bataillons de lecteurs se décident à comprendre le passé immédiat pour ne pas se faire complices d'oublieux professionnels, ou pire encore.

 

Car, s'il y a un reproche à ne pas faire à ce texte, c'est bien celui de ne pas « parler vrai ».

 

Eh oui ! Il serait tellement plus simple de charger certains de tous les péchés du monde, et d'en dégager les autres. Il serait tellement plus simple de s'en tenir à une grille de lecture obligeamment tendue par le politiquement correct, et suffisamment armée de toutes les calomnies et les menaces.

 

Mais la vie réelle n'a jamais été aussi simple, et les guerres échappent au modèle Bisounours, aussi curieusement qu'elles peuvent parfois échapper à celui de la haine. Vaste thème de réflexion pour lequel, Une guerre au couteau, de Jean-Paul Angelelli amène une pierre fondamentale.

 

 

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Une guerre au couteau

 

Jean-Paul Angelelli

 

641 pages, 7,85 €

 

 

 

 

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 07:01

 

 

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De soie, d'or et de sang, tel est le titre du roman historique d'Aude PILORGÉ par lequel l'auteur – une passionnée du Moyen Âge – nous entraîne vers ce XIIesiècle en lequel le royaume de France perdait une de ses reines – la célèbre Aliénor d'Aquitaine – qui, en se remariant avec Henri Plantagenêt, lui apporta en dot deux belles provinces (l'Aquitaine et le Poitou). La guerre de Cent Ans se préparait. Mais nous n'en sommes pas encore là avec ce roman, ce triple roman devrais-je dire.

 

Roman historique, par la description de l'époque, du petit peuple qui vit devant nous, mais aussi des grands, que l'on côtoyait plus aisément en ce temps que le moindre de nos ministres. Les uns et les autres, sont soumis à de rudes conditions de vie ; et c'est peut-être la raison pour laquelle ils en savourent le prix. Et lorsqu'ils se laissent aller à transgresser les grandes lois – car l'imperfection fait partie de notre nature – ils savent autant trembler qu'espérer devant la justice de Dieu.

 

Roman policier aussi, car sur ce fond de rudesse et de violence, il peut arriver que des meurtres aient d'autres motifs que politiques... et pourtant ceux-ci ne manquent pas, au gré des renversements d'alliance et des forfaits des hommes de main de ces puissants. Mais par quelle étrange destinée, ce cadavre se retrouve-t-il dans le chantier de la future cathédrale Notre-Dame ?

Oui, bien avant que Victor Hugo pût y inscrire son fameux fatalitas, l'édifice non achevé – par l'intermédiaire d'Aude Pilorgé – se chargeait déjà de mystère.

 

Mais roman au sens moderne du mot, encore. Car, comment ne pas éprouver une belle attirance (ce mot s'applique aussi à des hommes forts et qui ne renient rien de leur sexe) pour la psychologie du personnage de Pierre Barbier, que nous suivons en son parcours de maître drapier, mais aussi de père de famille, avec tout son amour pour les siens, sa foi en Dieu, mais aussi ses passions, ses faiblesses, à travers lesquelles transparaissent toutes les interrogations de l'homme éternel.

 

Aude Pilorgé est un grand auteur, un triple grand auteur. Alors, mieux qu'en un trop simple article, plongez-vous en ce XIIesiècle... 

 

Couverture-copie-13...De soie, d'or de de sang.

510 pages

4,85 €

 


 

 

Avec les compliments de Lettropolis, édition numérique de textes numérisés appelés OLNIs® (Objet Littéraire Naviguant sur Internet)

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 10:33

 

Les autorités américaines menacent de poursuivre Apple et cinq grands éditeurs à qui elles reprochent de s'être entendus sur les prix des livres numériques, rapporte leWall Street Journal jeudi 8 mars.

Vous pourrez lire l'article en ligne en suivant ce lien.

Bien sûr, cela se passe aux USA, mais pas chez nous , bien sûr que non ! Seule hypothèse, la présence du groupe Lagardère, propriétaire du Hachette Book Group.

Chez nous, seule une insigne mauvaise foi pourrait imaginer que de « grands éditeurs » en fassent de même. D'ailleurs, c'est le hasard, le hasard seul, ou des calculs économiques bien maîtrisés, qui font que le prix d'une version numérisée téléchargeable se situe, chez certains, dans une fourchette de 75% à 80% de son équivalent papier.



Bigre, comme nous sommes loin de la pensée de Lettropolis, de notre politique de juste prix, de notre souci premier de faire vivre des textes, tout en restant intransigeants sur la qualité et l'intérêt littéraire, et non de protéger artificiellement le marché du papier tout en poussant à la vente de tablettes (achat souvent superflu par rapport à l'ordinateur adéquat que l'on possède déjà).



Quand on vous dit que ça grenouille ferme autour du livre électronique considéré comme un nouveau fromage, débordant, crémeux, alléchant. Mais un fromage de type chasse gardée, réservé aux goinfres, aux estomacs jamais rassasiés.



Alors, il est vrai qu'à notre petit niveau, on pourrait nous qualifier d'empêcheurs de tartiner en rond. En tout cas, il est des banquets auxquels nous ne voulons par participer, et c'est plus clair ainsi.



Mais cela ne nous empêche pas de préparer d'autres bons inédits, ou de rendre pérennes des ouvrages sur papier non réimprimés.

La preuve, le dernier sorti :

La Condamnation de l'Action française par Philippe Prévost,

1250 pages, 4,85 €. Une somme... Pas le prix, le texte !



Avec les compliments de Lettropolis, édition numérique de livres numérisés appelés OLNIs®

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 07:07

 

L'historien Philippe Prévosta confié à Lettropolis

le soin de publier sur internet son texte sur

La Condamnation de l'Action française. (1926-1939).

Le sous-titre en est « Autopsie d'une crise politico-religieuse »

 

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ce qui traduit le souci de vérité de l'historien, mais laisserait à penser, à tort, qu'il s'agit là d'une chose morte.

Il n'en est rien, car l'Histoire mérite d'être périodiquement revue (les archives qu'il a pu étudier n'ont été ouvertes que depuis 2006). Bien plus, c'est un monde d'intrigues, de faux pas, qui se dévoile ici, comme le scénario d'un roman de politique-fiction où le spectateur attend fébrilement que le héros sauve la planète.

 

Malheureusement, la planète n'a pas été sauvée. La deuxième guerre mondiale a eu lieu, malgré les mises en garde, les avis, les regards lucides de ceux qui refusaient le pacifisme aveugle ou, pire encore, une germanophilie intéressée. Et c'est ici que cette condamnation vaticane dépasse le « simple » conflit de conscience (exista-t-il seulement?) pour atteindre les niveaux exécrables de la mauvaise foi (sans aucun jeu de mots) et leurs terribles conséquences (la course à la guerre).

 

L'ouvrage de Philippe Prévost mérite donc, non pas une, mais des lectures, par sa double importance quantitative (plus de 1200 pages, et autant de notes) mais aussi qualitative (il ouvrira l'esprit de ceux qui voudront bien posséder quelques vues complémentaires sur la terrible réalité de la géopolitique, et de ses implications en politique intérieure, voire en débats "spirituels").

 

En ce sens, il nous permet de comprendre comment les meilleures des bonnes volontés, ou les plus acérées des intelligences peuvent être laminées par les plus obstinées, les plus orgueilleuses des autorités en place, ces dernières fussent-elles – théoriquement du moins – les plus proches d'un idéal transcendant.

 

Encore une autre lecture, une autre réflexion que nous offre Philippe Prévost, lorsque, passant outre à l'obligatoire appareil de l'historien, nous verrons se dresser les fantômes des personnages qui se sont abîmés dans les prémices du grand naufrage du siècle précédent.

 

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      La Condamnation de l'Action française

      Autopsie d'une crise politico-religieuse

      par Philippe Prévost

      1252 pages, 4,85 €





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  • Pierre-François GHISONI
  • la littérature en partage
L'homme avant les termites
L'idéal sans l'idéologie
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