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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:19

 

Pour Lettropolis, des vœux stéréotypés et obligatoires n'ont guêre d'intérêt. Mais des souhaits de perspectives et résolutions raffermies, rappelées en ce début d'année, tel est notre message.

Lettropolis souhaite donc que les enfants apprennent à lire, écrire et penser hors des dictactures que le « correct » impose. La langue française classique leur offre un support pour cela. Mais toute version, langue de bois, langue de coton, langue de guimauve ou langue de « textos » les enferme dans des cages de réduction mentale. Cela n'est pas à souhaiter.

Lettropolis souhaite que la lecture soit débarrassée de sa gangue de clinquant, de papier forcé, que le texte ne soit pas confondu avec le contenant par lequel il est véhiculé, et que ce contenant ne devienne pas la parure ostentatoire des étagères remplies et des raisonnements affadis.

Lettropolis souhaite aux Français de redécouvrir le sens de la lecture choisie et non pré-livrée, de partager des textes libres, d'en extraire le sens et de vivre libres.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 15:58

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Découvrir le Japon... approcher ses romans, ses films, non en savant, mais en promeneur attentif.

C'est ce que nous propose

 

Aude Pilorgé

 

Le titre de son nouvel OLNI est explicite :

 

JAPON,
DES PAS, DES PAGES ET DES IMAGES

 

Lettropolis enrichit sa collection « Voyage ».

D'autres auteurs ont voyagé et nous ont confié leurs découvertes. Qui reprend le dictionnaire d'une région, qui nous fait découvrir un continent en le survolant, qui nous offre sa promenade et ses lectures... Il s'agit toujours de voyage.

Car pour tout texte marqué par son auteur, pour toute relation honnête, indépendante des modes et des clichés, le terme « voyage » vient à l'esprit. De ce point de vue, il est autant de richesses dans certains voyages en chambre que dans d'autres traversées héroïques.

Vous aurez le plaisir de découvrir, non pas « Le » Japon – existe-t-il vraiment, ce Japon unique ? – mais le Japon d'Aude Pilorgé, celui qui est à la mesure de chacun de nous qui ne sommes ni des voyageurs professionnels, ni emportés par nos inquiétudes. Disons-le tout de suite, les admirateurs de Kazantzakis, dont je suis, n'y retrouveront pas les mêmes impressions qu'à la suite du célèbre auteur de Zorba le Grec et de tant de récits de voyage. Mais depuis 1935, quelques événements ont modifié la donne.

Il existe de nombreux guides de voyage. Le texte d'Aude Pilorgé n'en fait pas partie, car il est d'une autre essence : c'est une invitation à un voyage qui pourra ne rester qu'intérieur, ou se développer sur le terrain. Chacun décidera. Chacun découvrira « son «  Japon.

L'auteur, grande lectrice s'il en est, donne son avis sur de nombreux romans et films, au fil d'esquisses biographiques. Quelques traits incisifs, des réflexions personnelles, loin de toute critique convenue, et des promenades sous les cerisiers... pardon, sous les sakura.

 

Le titre est bien choisi : Japon, des pas, des pages et des images... et les illustrations nombreuses nous emportent.

Couverture-Miniature.jpg   

   Un Olni de 219 pages
   Une centaine d'illustrations

   7,85 €

   Sur le site de Lettropolis

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 23:53

 

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Lettropolis publie avec fierté
Le Dictionnaire des communes de l'Indre
de

Jean Faucheux.

Illustré de 95 photographies.
Cette œuvre d'exception explore l'Indre
des plus grandes villes aux plus petits hameaux.

 

 

Le Dictionnaire des communes de l'Indre de Jean Faucheux doit devenir l'instrument indispensable des chercheurs, des curieux et des touristes. Il doit devenir pour chacun, « le Faucheux », comme on dit « le Larousse », « le Littré » et quelques autres.

 

Ouvrage de référence, certes, mais dans quel but, pourrait se demander le lecteur qui le découvre ? La question est d'importance. Un dictionnaire n'est pas un simple empilage de mots difficiles. Ce doit être un outil vivant de découverte, qu'il soit généraliste ou spécialisé.

 

Le « Faucheux » paraît spécialisé, certes puisqu'il traite de l'Indre, région trop mal connue, bien que si riche d'attraits, comme d'ailleurs tous les départements du Centre. Mais il vit, et fait vivre chacune des agglomérations, des plus grandes aux plus discrètes. Ce faisant, le lecteur se laisse entraîner dans la vie du centre de la France, qu'il aimera d'autant plus qu'il le connaîtra davantage.

 

Le député de l'Indre, M. Jean-Paul Chanteguet, président du Parc naturel régional de la Brenne, ne s'y est pas trompé, qui écrit en préface : « Notre société s’est surtout construite sur une multitude de faits et réalisations dont la connaissance permet souvent de mieux comprendre l’actualité et sert également parfois d’outil de prospective et de planification. »

 

L'utilisation des fonctions de recherche numériques permettra à chacun la consultation aisée que tout dictionnaire demande, « le Faucheux » autant qu'un autre.

 


Le Dictionnaire des communes de l'Indre



Le Dictionnaire des communes de l'Indre

 

Le Dictionnaire des communes de l'Indre
de Jean Faucheux
Préface de M. Chanteguet, député de l'Indre
1459 pages
95 photographies de l'auteur
7,85 €

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 13:27

 

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Je reprends ci-dessous l'article de TRÉVISE paru sur le blog de LETTROPOLIS

 

Je lis du Volcano, Éric (Quand on est con on a toujours vingt ans). Pendant un bon moment, je bois du petit lait, je flotte, j’en oublie les turpitudes du monde.

Peut-être parce qu’elles sont, dans ce roman policier, dénoncées avec vitalité, joie, force, humour, gaieté.

L’auteur m’apporte un florilège scintillant de sensations diverses, dans une constante invention de la langue elle-même, une drôlerie, une distance – distance qu’il prend avec lui-même, car lui-même ne se prend pas au sérieux non plus. Il virevolte.

Quel délassement !  Quel plaisir !

Un bon, très bon polar, et même plus.

Lisez ça !

 

Ci-dessous quelques exemples, pour lesquels j’ai eu du mal à me limiter. Sous l’apparente désinvolture, et même révolte, je trouve beaucoup de pensée ; sans oublier l’humour. Parfois le verbe devient tout à fait débridé.

Bonne lecture !

 

 Page 44

Pendant qu’il classait ses bouquins par ordre alphabétique, voilà ce qu’il ruminait :

« On vit dans un monde cauchemardesque ; violence, corruption, exclusion, insertion, recyclage, poubelle, meurtre, culpabilisation, diabolisation, peau de saucisson. Pour quoi faire de bien ?  Peau de balle à blanc !  C’est pour fermer ta gueule. Les gens font des trucs horribles !  On passe sous silence !  Le crime des crimes, c’est ouvrir sa gueule, c’est plus criminel que l’acte lui-même !  Alors, où est l’origine de la violence ?  La censure crée des frustrés. Pourquoi une peccadille serait reprochée à un troubade comme moi, comme un crime ?  Pour qui ils me prennent ?  Pendant ce temps, des tartuffes lisses et gluants comme des peaux de fesses de bébés, gèrent les affaires des autres en ne faisant que des conneries. En même temps, il font semblant d’agir dans un monde aseptisé. Tout va baigne !  Je leur jetterais bien des seaux de talc aux yeux à ces faux-culs. »

 

Page 47

D’exigences en frustrations, son attachement diminuait, ses attentions aussi. Il perdit pied à pied du terrain qu’un autre regagna pas à pas.

En dépit de son amertume, il ne cherchait pas la vengeance. Le fair-play est une partie que l’on joue contre soi-même, et où l’on est toujours perdant. »

 

Page 238

Grande gueule dans l’action verbale, combatif face à un ennemi de volume délimité et concret, idéaliste comme don Quichotte, il se sent petit et même vulnérable face à la chafouine « machine à broyer du con » comme il appelle la société d’anonymes à responsabilité insaisissable.

Son trajet pour aller au travail s’effectue sans émotions particulières à l’égard du milieu environnant. Il l’aurait effectué entre deux murs gris éclairés par des vers luisants, qu’il n’y aurait pas pris plus de déplaisir.

 

Page 244

— Peut-être auriez-vous un alibi valable entre vingt-deux heures vingt et vingt-deux heures quarante ?

— Non, je ne m’explique pas non plus. Évidemment, je suis souvent seul et sans alibi. Je ne suis pas le seul à être seul à me promener sans alibi sur moi. D’ailleurs, ce n’est pas encore obligatoire le port d’un alibimètre sur soi lorsqu’on se déplace seul.

 

Page 358

Un plus deux plus trois, en combinant les deux premières phrases, on obtient la troisième. Une erreur ne peut qu’être mauvaise. Une phrase qui ne veut rien dire est un échantillons caractéristique d’une nébuleuse de pensées en formation. Elle n’a pas encore pris de forme explicite dans une tête flottante, en but à des tensions émotionnelles contradictoires. Elle dégage ainsi des condensats hétéroclites mais significatifs. Ce qui est intéressant, c’est qu’on peut en analyser la composition, et connaître la vraie nature de l’astre.

 

Page 416

Cyril passe devant le Verlaine. Il décide d’aller prendre un café pour se débarrasser de ses idées de la même couleur.

 

Page 482

On a une bibliothèque, c’est pas mal pour s’instruire, ça fait réfléchir, ça élève. Mais pourquoi faire s’il n’y a rien à élever ?  C’est comme prendre une balle de tennis avec une grue. De toute façon, je ne lis plus, j’ai l’impression de perdre deux fois mon temps en lisant. Les auteurs vous informent de ce qui se passe à votre insu quand vous avez le nez plongé dans leurs bouquins.

 

Page 490

Les gens comme John comptabilisent les abeilles, les merveilleux nuages, les brins d’herbe mouvants. Auxquels des cinq sens cela profite-t-il ?  Ça ne donne que des chiffres.

La poésie crée les moments les plus heureux, et c’est gratuit. Si le chiffre 0 est rond, ce n’est pas par hasard. Il n’a ni commencement ni fin. Le chiffre parfait est la sphère, avec lequel on peut s’échapper. Le chiffre le plus désagréable n’existe pas, il est celui qu’on n’atteindra jamais.


Couverture

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 18:34

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Aujourd'hui, Lettropolis met en ligne

Le Trentième Rallye aérien

Toulouse / Saint-Louis-du-Sénégal

de Martine Gay, avec Air Aventures et ses pilotes.

 

Mettre en ligne... expression de circonstance, pour évoquer par ce nouveau titre "La Ligne", revisitée, revivifiée par les pilotes qui chaque année en reprennent le trajet lors du rallye aérien dirigé par Air-Aventures.

 

Trente ans à lancer une flottille d'avions légers pour ces 10 000 km aller et retour... trente ans de sérieux, de folie, de crainte, d'amitié, de diplomatie internationale, de coups d'humeur et de coups d'humour. Trente ans que, pour un jour seulement, une piste de fortune est damée à Dakhla, l'ancien Cap Juby où Saint Exupéry rencontra son Petit Prince, une piste pour une mémoire émergée des sables. Trente ans de célébration de la formidable Ligne qui, depuis Toulouse, devait s'étendre jusqu'au Sénégal, et de là, traversant l'Atlantique, atteindre le Chili, où son souvenir est toujours vivace. 2012 était l'année du trentième rallye.

 

Martine Gay, aviatrice, écrivain, a eu l'idée de coordonner une œuvre collective regroupant pilotes, organisateurs, grands témoins. Chacun y est allé, qui d'un souvenir ému, qui d'une crainte rétrospective, qui d'une larme, qui d'une joie ineffable. Le récit intéressera autant les passionnés d'aviation, que les curieux de cette époque où des hommes risquaient leur vie pour ouvrir la voie des airs à quelques kilos de courrier.

 

Retrouvez-les, ces pilotes d'aujourd'hui, qui, en prime, racontent les vies de 21 de leurs illustres prédécesseurs.

 

Le 30e Rallye aérien : une aventure des temps modernes pour revivre l'aventure du siècle dernier.

 

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  30e Rallye aérien Toulouse / Saint-Louis-du Sénégal

  OLNI : 7,85 €

  Livre papier 20,95 € à commander aux éditions           Lettropolis

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 20:38

Un auteur est parti : Grand-Claude


1 GC

 

Un auteur ? D'abord un homme, un fichu exemplaire hors du commun : « une taille anormalement respectable de presque sept pieds français de haut » comme il l'écrit dans son Parcours en kaki d'un bourgeois peu ordinaire. Rajoutez à cela plus d'un quintal de muscles, et certainement l'art et la manière de balancer un bon « pare-à-virer de marin breton... avec une gueule de vent-debout ». Oui, Grand-Claude, une sacrée carcasse, avec un cœur en proportion et des propos à l'emporte-pièce qui pouvaient parfois défriser l'interlocuteur, y compris l'auteur de ces lignes.

Mais la franchise, l'honnêteté, le don de reconnaître ses erreurs étaient aussi son lot. Et une fois sa confiance accordée, tout devenait possible, à condition d'accepter cette richesse d'homme telle que notre société ne la reconnaît plus.

La vie a voulu que nous partagions des souvenirs, des déceptions, des jugements sur nos propres destins et sur celui que nous pensons être du monde contemporain. Le « politiquement correct » n'y avait pas sa place. Cela n'aurait pas marché.

Il était venu à Lettropolis par l'intermédiaire d'une de ses amies, elle-même très proche de l'édition. Il accorda sa confiance à cette folie naissante, lui qui n'avait que peu de connaissance en ce monde nouveau de l'édition numérique. Et jamais elle ne se démentit.

Trois textes naquirent de cette coopération, qui éclairent les différentes facettes du personnage.

Le Parcours en kaki d'un bourgeois peu ordinairetraite de son passage aux armées pendant la guerre d'Algérie. Il s'y accomplit en homme vrai, non sans interrogations personnelles, mais sans honte ni forfanterie, car il n'existe pas d'honnête homme sans une approche élaborée du devoir.

Les Histoires d'eau saléesont une série de nouvelles aussi riches les unes que les autres, où se dévoile son extraordinaire connaissance des gens de mer qu'il aborde avec une tendresse jamais démentie. Sous la grande gueule, le compagnon de mer n'est jamais loin, celui qui en partage les infortunes, les vilains tours, en connaît le langage, les bonnes et les mauvaises manières.

Nuria, c'est la grande leçon de littérature pour pré-adolescents, art dont la difficulté n'échappe à aucun auteur sérieux. Il l'écrivit pour sa petite-fille, et ce qui n'aurait pu être qu'une bluette, devint l'ouverture vers un monde enchanteur dont les Baléares conservent le secret pour quelques initiés.

Grand-Claude était capable de se lancer dans d'autres extravagances. Je conserve de lui une fantaisie poétique où son humour arrange l'histoire de Suzanne et les vieillards, d'une façon telle que plus d'un humoriste patenté en aurait fait ses choux gras... et nous avons rêvé d'une parodie de quelques épisodes bibliques gratinés qui auraient certainement fait grincer quelques dents.

Il avait encore beaucoup d'histoires dans son sac de marin. Mais il voulait explorer d'autres territoires de la littérature et du destin humain. Le thème de l'amour lui tenait à cœur et devait être le fil conducteur de son dernier roman. Il l'avait travaillé et retravaillé, tirant des bords, jusqu'à retrouver l'esprit d'un voilier mythique né d'un architecte naval farfelu obsédé par les secrets d'anciens navigateurs polynésiens.

Grand-Claude, parti, c'est un ami qui largue les amarres. Marin costaud, auteur de belle classe, il chantait des cantiques dans son église et parlait de sa foi comme d'une évidence indiscutable. Ce n'est pas lui qui a quitté la vie, mais bien la vie qui l'a quitté.

Je suis sûr que la littérature a été sa huitième mer et qu'il a connu du bonheur à la parcourir.

Accompagnons-le, lisons-le, relisons-le.

 

                                                                                                

                                                                                                 RIP

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 15:28
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Suzanne Pacaud (1902-1988)
est le premier titre de la collection
Travail et Activité humaine.

Avec ce titre, Lettropolis débute une collaboration avec Octarès, édition jusque-là uniquement sur livre papier, spécialisée dans les thèmes liés au travail. Les deux maisons d'éditions s'enrichiront progressivement de leur catalogue. D'ores et déjà cet OLNI est ainsi disponible sur Lettropolis et sur Octarès au même prix.

 Suzanne Pacaud (1902-1988) porte en sous-titre :

De la psychotechnique à l'ergonomie.
L'analyse du travail en question.

Voilà qui pourrait rebuter le lecteur non féru de ces disciplines. Et pourtant... Qui n'a jamais de sa vie passé un test ? Qui n'a jamais répondu à un questionnaire professionnel ? Qui ne s'est jamais interrogé sur son propre travail, sur les moyens d'en améliorer la pratique, d'en diminuer la fatigue, d'en tirer le maximum de satisfaction ?

Il existe une science, ou plutôt des sciences et des scientifiques qui passent leurs vies à étudier ces questions, et, croyez-le ou non, vous ne les voyez pas à la télé, vous ne les connaissez pas – ou si peu – alors qu'ils ont pratiqué un énorme travail qui a permis de battre en brèche les offensives de la taylorisation à outrance. Et il faut savoir de qui et de quoi l'on parle en ce domaine où chaque jour montre son lot de difficultés et de détresses.

Mme Pacaud a développé ses travaux, non seulement par des connaissances statistiques éprouvées, mais surtout par son esprit affûté de philosophe, d'observatrice du terrain, de recherche du bien-être des populations travailleuses. Preuve en est, son approche prémonitoire des accidents du travail, du vieillissement des travailleurs, et même... et même, des conséquences désastreuses de l'enfermement du travailleur, de sa réduction fragilisante lorsque, bousculé par des circonstances économiques ou transitionnelles, il n'a pu développer en lui les capacités de rebondissement favorisées par la culture générale, la « sortie des sentiers battus », les apprentissages renouvelés.

Lorsqu'on constate de nos jours leur souffrance – toutes strates confondues – alors qu'ils sont soumis à des choix impossibles ou à des épuisements scandaleux, comment ne pas poser un œil attentif sur les travaux de Mme Pacaud retrouvés et expliqués dans ce texte ?

Comment ne pas les intégrer dans la grande histoire de l'ergonomie française dont elle fut l'un des fleurons ? Comment ne pas remercier les coordinateurs, Mme Weill-Fassina et M. Ouvrier-Bonnaz, et les autres auteurs, d'avoir mis à la disposition du grand public cette somme de connaissances ?

Et, si je puis me permettre, la photo de couverture nous parle. Chez cette femme qui savait apprécier les bons côtés de la vie, le regard allait loin, et les mains n'étaient en rien celle d'une bureaucrate renfermée. Peut-être, cette approche si précise, mais si humaine tenait-elle au fait que Mme Pacaud, née Korngold, avait eu quelques difficultés existentielles en des circonstances tragiques de l'histoire récente.

Le regard bienveillant sur les autres passe parfois par d'étranges détours.

 

Couverture-copie-2 

 

 

 

     Suzanne Pacaud
     433 pages
      7,85 €

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 08:57

Lettropolis publie un DVD exceptionnel

Jeanne d'Arc au XXe siècle

Les dernières communications de l'année 2012
sixième centenaire de la naissance de Jeanne
Une vidéo de présentation
Six spécialistes de renom
Huit heures de conférences
Plus de cent photos
Un panorama inédit de la sainte de la Nation

 

 

CJDA JAQUETTE CAPTURE

 

Du regard des artistes aux études des historiens, six spécialistes de renom vous présentent Jeanne telle qu'elle a inspiré des écrivains, romanciers, historiens, hommes de théâtre, artistes et metteurs en scène du cinéma muet à nos jours, peintres, sculpteurs, connus ou anonymes... ou publicitaires extravagants.

Vous découvrirez (nous en sommes sûrs) des pans ignorés de l'histoire de l'histoire de Jeanne d'Arc. Vous avez bien lu : l'histoire de l'histoire, explorée par des spécialistes, qui nous la rendent plus proche.

Huit heures de conférences, la présentation visuelle d'une centaine d’œuvres, les arcanes de la canonisation, (la valse-hésitation entre État et Église), le regard éloigné de la Belgique (Ah ! L'héritage de la grande Bourgogne), les dessous révélés d'un hommage tout en finesse (Comment ruser avec des fleurs) ... et bien d'autres explications inattendues.

 Merci à Francis BALACE - Didier BEOUTIS - Philippe D'HUGUES - Claude LIBERT - Dominique PAOLI - Philippe PREVOST.

 

Le DVD : 15 €, frais de port offerts jusqu'au 30 juin 2013

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 14:56

 

 

Comme annoncé, j'ai donc participé, anonymement avec des milliers d'autres, à la manifestation du 26 avec Civitas. Cette précision n'a d'intérêt que pour situer d'où provient la réflexion : de quelle violence s'agit-il ? Et pourquoi ?

Certes les journalistes à la botte (à tous les sens du terme) vont passer leur fiel en boucles sur les « violences d'extrême droite ».

Des violences ? Oui, mais pourquoi ?Capture-26.JPG

 

1/ Ne soyons pas naïfs : il a dû exister des provocations policières ou stipendiées pour mettre le feu aux poudres, et peut-être des excitations particulières en réponse, bien compréhensibles et même dans le cadre de la légitime défense.

 

2/ Mais la vraie, la pire violence est ailleurs. Elle provient des violeurs de la liberté que sont Hollande et sa clique, dans leur mélange difficilement chiffrable de haine, de bêtise et de trouille : trois ingrédients d'une dictature qui n'a même pas une once de moralité apparente pour créer un minimum d'acceptation.

 

3/ Les cris de survie, les « Jamais... jamais... » de cet homme matraqué, humilié par les bandes noires de Hollande résonnent encore dans nos oreilles. J'avais annoncé des actes mortels, semblables aux suicides dus au harcèlement moral dans les entreprises. Le coup de feu de Dominique Venner en a été l'écho tragique. Ce témoignage en forme de violence vers soi est celui des hommes les plus dignes et les plus impliqués, de ceux qui veulent montrer l'image de l'avenir menaçant.

Les peuples n'ont pas cette option, et heureusement ! Les peuples menacés, les peuples indignés, les peuples bafoués montent à l'assaut. Ils montent à l'assaut par leurs armées, en tempêtes organisées, ou par leurs jeunes forces excédées, en vagues désordonnées.

La vraie violence est celle des violeurs de la liberté. Les patrons voyous de la Maison France, eux seuls, sont responsables et coupables de ces désordres de l'âme portés par les convulsions des corps.

 

4/ Oui, la coupe est pleine. Elle déborde. Chacun le sent. Depuis les braves familles payant de leur temps, de leur énergie et de leur argent les centaines de kilomètres, aux veilleurs de toutes places, eux aussi menacés, mis en garde à vue.

Alors, faut-il au nom de quelque principe, désavouer ces débordements ? Ma réponse est non, justement parce que ce sont de vrais débordements d'âmes fortes et de réactions de survie. Ne confondons pas le mot employé comme cache-misère accusatoire par les journalistes à la botte et la réalité de ce fleuve de liberté grondant et déferlant, débordant, parce que trop ignominieusement bafoué.

Oui, ce qui déborde devant l'indignité de Hollande et de son lobby homosexuel, c'est le peuple de France dans toutes ses composantes, chacune avec sa personnalité. Cela seul compte. Reste à trouver un chef pour le guider... mais c'est une autre histoire.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 16:13

 

Quand le 26 mai sera passé, il sera temps pour chacun d'oser porter son regard et son jugement sur la tribune et ses occupants. Jusque-là, je me tiens coi... ou à peu près, et je ne quitte pas les lignes.

Quoi qu'il en soit, la question soulevée par cette manifestation déborde son apparence.

 

1/ Que deux, trois... cinquante homosexuels veuillent vitre ensemble, et pour reprendre la chanson de corps de garde, faire ce qu'ils veulent au dessert ne me dérange pas. Après tout, les clubs échangistes, les rencontres SM, les parties fines ont précédé la loi Taubira, et lui survivront, que des couples adoubés par des maires d'opérette y participent ou non. Ils y rencontreront d'ailleurs d'autres personnes civilement mariées, très bien sous tous rapports.

 

2/ Mais sur quelles fondations est construit cet immense lupanar politico-médiatique auquel nous sommes invités par la force injuste de la loi ? Levons notre regard vers d'autres régions que postérieures, et sans mauvais jeux de mots, oublions l'envers des corps, osons voir l'ensemble du décor.

La loi Taubira n'est qu'une des manifestations qui traduisent le déclin de la vitalité française, et, à peu de générations, sa disparition. Elle n'aurait pu exister si les esprits n'y avaient été préparés, de lâchage en lâchage, par les propagandes anti-natalistes et les conditions économiques et sociales.

En effet, le mariage est un cadre légal d'un groupe, d'une nation, qui entend se survivre dans sa forme par la descendance de ses couples. Ouvrir ce cadre à égalité de droits à des couples stériles par nature, c'est refuser cette loi universelle des peuples en vue de leur survie.

Le paradoxe consternant est que, si on veut bien admettre les lignes précédentes, la loi Taubira trouve de nombreuses justifications, y compris dans la possibilité déjà lancée de naturaliser les enfants achetés à l'étranger. Survie du pays ! osera-t-on nous lancer à la figure.

Avant de faire hurler les lecteurs en diagonale ou les compulsifs de l'indignation, je redis bien clairement que JE ne la justifie pas, mais qu'ELLE se justifie, un peu comme un déséquilibré justifie toujours ses actes.

 

3/ Nul ne sait aujourd'hui pourquoi des couples décident d'avoir un, deux, trois... quinze enfants. Mais on sait dans quelles conditions sociales et économiques les mêmes couples décident de n'en avoir qu'un, deux, ou pas du tout. (Même remarque que précédemment, pour les compulsifs : ne pas croire que l'expression « je veux » suffise à créer une action).

Dans ce non-vouloir entrent en compte des éléments mesurables (coûts complémentaires de logement, de déplacement, de temps, etc.) mais aussi craintes et fantasmes plus ou moins justifiées (femmes d'après guerre souhaitant avoir des filles pour les protéger d'un engagement dans l'armée, ou comme je l'ai entendu professionnellement : « pour ne pas en faire des chômeurs »).

 

4/ En dehors de toute morale (même remarque que précédemment) comptons combien d'avortements pudiquement appelés IVG ont supprimé de vies. À 200 000 par an depuis 1976, pendant près de 40 ans, cela fait près de huit millions.

(source : http://www.ined.fr/fr/france/avortements_contraception/avortements/)

 

Non seulement huit millions d'enfants manquent à l'appel, mais huit millions de fois, la banalisation de l'acte s'est implantée dans un inconscient collectif, férocement gardé par des « chiennes de garde », comme elles s'appellent elles-mêmes, dont les chaleurs auraient pu trouver meilleur exutoire.

J'y ajoute la ventes par dizaines de millions de pilules contraceptives.

Si dans ces conditions certains couples font encore des enfants, c'est à désespérer dans les chenils du politiquement correct.

 

5/ Reste que ces faits incontestables ne répondent pas encore à la question du pourquoi.
Je pose comme thèse fondamentale que la France est plus qu'un vieux pays, c'est un pays vieux. Peut-il rajeunir ? En espérant de toutes mes forces me tromper, je ne le crois pas.

Être jeune c'est chercher la bagarre, défendre son territoire, oser les excès, répondre à l'appel des forces profondes de la nation pour contrer d'autres forces profondes d'autres nations, quitte à partir ailleurs fonder son nouveau territoire, avec la b... et le couteau s'il le faut.

Où sont ces jeunes-là ? Force m'est de constater qu'ils sont rares, médiatiquement condamnés, politiquement déjà jugés, et avec des circonstances aggravantes que leur trouveront les salauds non lumineux du mur des cons.

Force m'est de parier que face aux « jeunes des quartiers », nos veilleurs et autres gentils ne ferons pas le poids s'ils ne suivent pas la leçon de Jeanne d'Arc, force m'est de penser que les ballons à l'hélium portent moins loin que l'artillerie médiatique et légale, que les foules, même enthousiastes, ne sont pas des armées en campagne, et que l'ennemi est là, arc-bouté sur les positions que des années de laxisme lui ont permis d'occuper. Force m'est d'oser dire que, que, sauf divine surprise (je l'appelle de mes vœux) l'entité géographique qui s'appellera peut-être encore France enterrera bientôt ses derniers témoins. D'une certaine façon, la vie se poursuivra. D'une certaine façon...

 

Je serai cependant là le 26.

 

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  • Pierre-François GHISONI
  • la littérature en partage
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L'idéal sans l'idéologie
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