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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:03

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LETTROPOLIS

a le plaisir d'annoncer la parution de

LA STATUE DE SEL,

deuxième ouvrage de

Jean-Amédée PASDELOUP

Le Regard de lettROPOLIS

 Dans La Statue de sel, Jean Amédée Pasdeloup poursuit son exploration de l'âme humaine. À la différence des Pas de Ménade, ce volume ne retrace pas le voyage de son héros dans un pays qui pourrait ressembler au nôtre, tant ses rencontres évoquent des personnages et des situations du temps présent.

Utiliser l'évocation de la statue de sel, c'est obligatoirement nous ramener à des temps anciens où, par la faute de quelques-uns, Sodome et Gomorrhe subirent le feu du ciel, et la femme de Loth ayant voulu regarder en arrière, fut transformée en statue de sel.

Quelles amours, quelles craintes, quels regrets, quels remords cachent cette solidification mortelle que dissoudra la première pluie ? Et de quelles pensées se chargea la mémoire de ceux qui assistèrent à ce spectacle ? Le sel, par l'ambivalence de sa fonction – cadeau de bienveillance ou épandage de stérilité – nous offre le choix des possibles.

L'histoire revue en cette Statue de sel de Jean-Amédée Pasdeloup commence au XIIIe siècle : c'est une famille anoblie dans des conditions obscures, mais liées à un « valeureux exploit » qui ferait certainement frémir la bonne conscience du jour. Si l'on ajoute que l'épée et la croix sont les ingrédients de base de cette histoire, autant dire tout de suite qu'elle ne ferait pas les gros titres de journaux contemporains... sauf pour s'en gausser, car ces personnages, de leur siècle sont aussi humains que nous : ils connaissent faiblesses,déceptions, sursauts d'énergie, fatigue, doute, grandiloquence autant que grandeur, et autres apparats de valorisation ou de défaite. Ainsi cet ancêtre : « [...] persuadé de ce que son allure virile et droite au but avait provoqué l'envolée de la jeune personne dans ses bras, fut contrit d’apprendre qu'il n'était qu'une échappatoire. » Ou ces autres : « Aucun des garçons ne fit montre des qualités (c’en étaient à l’époque) belliqueuses, c'est-à-dire promptes à défendre la veuve et l’orphelin. » Jusqu'à ce lent épuisement : « Un vicomte sans toit, pour seule cuirasse son blason, reprit le flambeau. Ruiné, sans archives, il devait oublier son pedigree et se fondre dans l'anonymat de la roture. Cette situation qui n'avait rien de dégradant n’émut pas le nouveau rejeton. Vivre sans se poser de questions était son maître mot. »

Alors commence la pièce maîtresse du roman : le chemin de connaissance entre un père libertin, pris d'une femme à l'autre, dans un monde futile, et son fils qui le découvre en son âge adulte, au fil des questions qui s'accumulent : celle du bonheur sur terre, du regard sur les autres : « En désespoir de cause, il s'était retourné vers lui-même, à la recherche de sa réalité dans le regard des autres. Il n'en recevait que des reflets sans relief. Il devait être autre. Qui le lui dirait ? Qui le lui ferait découvrir ? »

Peut-être ce religieux à qui il s'adresse ainsi : « Père, Cette appellation officielle, je vous la donne aussi, bien qu'elle ne corresponde, pour moi, ni à un rapprochement de confiance, ni un souhait d'épanchement. Vous avez essayé de me représenter l’Église telle un havre où l'homme trouve soutien et vérité, qui accueille les éclopés de la vie. »

Saurons-nous vraiment, au moment où : « [...] ce corps qui allait se transformer en cadavre, dont l'âme s'évaderait dans l'incertitude de ce qui l’attend : statue de sel qui se déliterait cristal par cristal, dont le visage de Janus ne se retournerait pas. Quelle face de lui-même devrait-il tourner ? »

L’œuvre de Jean-Amédée Pasdeloup est-elle de notre siècle ? Ah ! La méchante question. Elle est de tous les siècles, de toutes les cultures, pour peu qu'on s'intéresse à l'homme dans toutes ses dimensions, et à son interrogation éternelle, remodelée d'âge en âge, prise dans l'étau de nos incertitudes ou de nos fuites.

 


Couverture   La Statue de sel
   Jean-Amédée Pasdeloup

 

   477 pages

   7,85 €

 

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Published by Pierre-François GHISONI - dans DU BLOG AU SITE
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Alain CAVAILLÉ 20/05/2013 11:38

Je commence tout juste à lire vos réflexions. Elles me paraissent intéressantes.
Mais dès l'abord on a le sentiment que, en parlant des Nazis, que vous voulez utiliser un "cliché" tellement utilisé qu'il positionne le débat à un niveau que vous-même ne souhaitez sûrement
pas...Pourquoi ? Est-ce pour mieux frapper le lecteur ?
Alors disons tout net qu'il est tellement éculé qu'il me dérange.
Parce qu'en agissant ainsi vous risquez tout simplement de rouvrir un débat politique, social, voire philosophique, ceci avant-même d'entrer dans le vif du sujet.
Aujourd'hui, tous ceux qui ont un début de cervelle voient bien qu'une nouvelle forme de dictature se met en place à travers tout un tas d'éléments, dont le mondialisme, le neo-socialisme, la haute
finance, la franc-maçonnerie, etc...Dans le même temps, il n'est que de bien regarder ce qui se passe autour de nous pour comprendre que le système "démocratique" est parvenu à son "niveau
d'incompétence".
Dans les années trente, on pouvait déjà prédire qu'un gigantesque conflit allait opposer le Communisme, le Nazisme, et la Démocratie. Donc deux formes de dictatures reconnues et une fiction
politique encore mal connue, mais dont on percevait déjà qu'elle s'appuyait sur la Finance. Or, autant une dictature peut être reconnue au grand jour, acceptée ou rejetée, autant la démocratie
reste un concept flou où les pouvoirs sont en constante fluctuation et cherchent continuellement des formes de clientélismes de plus en plus spécieux, ce qui les emmène au stade qui explose à nos
constats et regards ébahis actuellement.
La guerre de 39/45 s'est terminée par la fin de deux des trois dictatures : le Nazisme et "Bushidoïsme". Le Communisme a perduré près de 50 ans avant de s'effondrer sur lui-même.
Reste donc notre belle Démocratie, à travers laquelle nous devrions tous nager dans le plus grand des bonheurs...
Encore un retour en arrière : souvenez-vous avec quelle rapidité l'Allemagne et le Japon ont été immédiatement mis "sous tutelle démocratique", et à quelle vitesse ON a cherché à y soumettre la
Russie dès 1989. D'où vient donc cette "puissance" des Démocraties, et leur volonté à s'affirmer comme les seules voies politiques correctes ?
Ce préambule pour dire le plus humblement possible qu'il n'y a pas dans l'humanité d'un côté les bons et d'un autre côté les méchants...car, curieusement, il se pourrait bien que les gentils,
contrairement aux méchants qui montrent bien leurs crocs, se cachent sous une peau de brebis pour mieux attraper les agneaux que nous sommes.
Bizarrement, les vieux communistes, les vieux nazis, les vieux japonais, tous ont vécu des émotions qui ont fait palpiter leur cœur, qui les ont poussé vers l'avant, qui ont poussé à l'extrême leur
identité d'Hommes dans ce qu'elle a de plus extrême dans les deux sens.
Jamais aucune de nos Démocraties basées sur l'uniformisation égoïste et le culte de l'argent ne nous mènera autre part qu'à une forme d'esclavage certainement bien pire que tout.
Puisque malheureusement nous n'avons plus de monarque clairvoyant et rassembleur et que ce pays ne cessera de payer la dette de sang qu'elle a contractée un certain 21 Janvier, je crois en toute
sincérité être plus attiré par la dictature que par une démocratie qui s'autoproclame "judeo-chrétienne" alors qu'elle devrait pour le moins se dire Romano-Chrétienne.

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